Libourne : huit mois ferme pour un homme menaçant un couple et les gendarmes
Libourne : 8 mois ferme pour menaces et violences en récidive

Libourne : huit mois de prison ferme pour un homme aux multiples condamnations

Un homme de 30 ans, venant tout juste de souffler ses trente bougies, a été condamné à huit mois d'emprisonnement avec maintien en détention par le tribunal correctionnel de Libourne. Ce trentenaire traîne derrière lui un casier judiciaire déjà bien chargé, émaillé de nombreux faits de menaces et de violences. Parmi ses antécédents figure notamment une condamnation plus lourde à cinq ans d'emprisonnement pour un coup de couteau ayant atteint sa cible.

Un nouveau dérapage sous l'emprise de l'alcool

L'homme, présent dans le box des accusés, a reconnu ses erreurs et a évoqué son problème d'alcool. Il a détaillé les démarches entreprises pour être pris en charge, mais les circonstances ont précipité sa rechute. Contraint de quitter son logement, il avait loué un Airbnb et compensait son mal-être en buvant abondamment.

C'est dans ce contexte qu'il a dérapé à nouveau, le mardi 14 avril à Libourne. L'affaire a débuté lorsque des voisins lui ont demandé de faire moins de bruit. Après un semblant d'apaisement, l'homme est retourné les voir, un couteau à la main, les a insultés et menacés de leur « coller une balle ». Il est finalement reparti en raclant le mur avec son couteau.

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Menaces contre un couple et les forces de l'ordre

Peu après, il a appelé les gendarmes en affirmant qu'il pourrait attenter à sa propre vie. À leur arrivée, il les a accueillis en les insultant et en les menaçant depuis son balcon. Escorté à l'hôpital par les militaires, il les a de nouveau menacés en déclarant : « Je vais vous tirer dans la gueule ». Un contrôle a révélé une alcoolémie de 1,04 mg d'alcool par litre d'air expiré.

« La jeune femme a eu très peur », a insisté le tribunal lors de l'audience. L'homme comparaissait dès le jeudi suivant pour menaces de mort réitérées en récidive, ainsi que pour outrage et menaces de mort contre des personnes dépositaires de l'ordre public, également en récidive.

Une personnalité borderline et des problèmes psychologiques

L'accusé a mis en avant ses problèmes psychologiques, remontant à la mort de son père en 2016, dont il n'a pas pu faire le deuil. Il prend des somnifères et des antidépresseurs, et affirme avoir consulté un psychologue en 2022. Interrogé sur son diagnostic, il a confessé : « Il a parlé de borderline », avant d'ajouter : « Alors que je ne suis pas agressif… ».

Le tribunal a noté les efforts du prévenu, mais aussi son manque d'empathie pour les victimes. Dans son verdict, les magistrats l'ont finalement condamné à huit mois d'emprisonnement avec maintien en détention, lui rappelant : « Vous devez réfléchir au mal que vous faites… ».

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