Un entraîneur d'un club de judo situé en Gironde a été mis en examen pour des faits graves de viols et d'agressions sexuelles aggravés. Cette procédure judiciaire fait suite aux plaintes déposées par deux anciennes élèves, qui étaient mineures au moment des événements présumés. L'homme, âgé de 55 ans, a été placé en détention provisoire, comme l'a confirmé le parquet de Libourne dans un communiqué rendu public dimanche.
Les accusations détaillées des deux plaignantes
Selon le procureur de la République Loïs Raschel, la première plainte a été enregistrée le 26 janvier. Une femme a accusé l'entraîneur de l'avoir violée à de nombreuses reprises entre les années 2000 et 2005. Ces agressions auraient commencé lorsqu'elle avait seulement 13 ans, alors qu'elle était sous sa supervision au club de judo de Castillon-la-Bataille, une commune située à l'est de Bordeaux.
La deuxième plainte a suivi de près, déposée le 28 janvier par une autre ancienne élève. Elle rapporte des faits d'agressions sexuelles survenus entre 2010 et 2013, période durant laquelle elle était âgée de 12 à 15 ans. Ces allégations mettent en lumière une chronologie inquiétante de comportements prédateurs présumés sur une période étendue.
La réponse judiciaire immédiate et les mesures prises
Face à la gravité des accusations, le parquet de Libourne a réagi promptement en ouvrant une information judiciaire. Cette enquête porte spécifiquement sur les chefs de viols aggravés et d'agressions sexuelles aggravées. L'entraîneur a été formellement mis en examen et placé en détention provisoire, une décision qui souligne la sévérité avec laquelle les autorités traitent cette affaire.
En parallèle, des mesures administratives ont été mises en œuvre pour prévenir tout risque de récidive. Le procureur a précisé que l'entraîneur a fait l'objet d'une interdiction d'exercer décrétée par la préfecture, suite au dépôt des plaintes. Cette interdiction vise à empêcher tout contact avec des mineurs dans le cadre de ses activités sportives.
L'enquête confiée à la gendarmerie de Libourne
Pour mener à bien les investigations, l'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Libourne. Cette unité spécialisée est chargée de recueillir les preuves, d'auditionner les témoins et de clarifier les circonstances entourant ces allégations. Le travail des gendarmes sera crucial pour établir les faits et assurer une procédure judiciaire rigoureuse.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité des jeunes sportifs et les mécanismes de prévention des abus dans le milieu associatif. Elle rappelle la nécessité de vigilance accrue pour protéger les mineurs dans tous les environnements, y compris les clubs sportifs.