État de l'enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer : des nouvelles légèrement rassurantes
Enseignante poignardée : son état s'améliore légèrement selon le ministre

L'enseignante d'arts plastiques victime d'une agression au couteau par un élève de 14 ans à Sanary-sur-Mer, dans le Var, reste hospitalisée après avoir subi plusieurs interventions chirurgicales. Cependant, des nouvelles légèrement plus optimistes émergent concernant son état de santé.

Une amélioration progressive mais fragile

Selon les déclarations d'Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, l'état de la professeure « s'améliore un petit peu ». Le ministre a tenu ces propos lors d'une interview accordée à RTL ce lundi matin, tout en restant prudent sur l'évolution de la situation.

« Il faut attendre en réalité une semaine pour être sûr. On croise les doigts jusqu'à demain soir. Si demain soir, son état est resté identique, on aura de bonnes raisons d'espérer son rétablissement rapide », a-t-il précisé, soulignant la nécessité d'une surveillance médicale continue.

Les circonstances dramatiques de l'agression

L'agression s'est produite la semaine dernière pendant une pause en classe, lorsque l'élève de troisième, âgé de 14 ans, a poignardé son enseignante d'arts plastiques. L'adolescent a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi dernier, après avoir reconnu les faits devant les autorités judiciaires.

Lors de ses auditions, le jeune a expliqué avoir « voulu se venger » après plusieurs incidents signalés par l'enseignante. Il aurait pris un couteau dans sa cuisine le matin même de l'agression avec l'intention délibérée de « planter » sa professeure, affirmant ressentir « trop de haine » à son égard et la jugeant « injuste avec lui ».

Le ministre convoque une réunion d'urgence

Face à ce nouveau drame scolaire, Édouard Geffray a annoncé la tenue d'une réunion en visioconférence ce lundi après-midi avec tous les recteurs d'académie. L'objectif principal de cette rencontre est de s'assurer que « toutes les mesures de sécurisation des établissements peuvent être prises » pour prévenir de telles violences.

Le ministre a insisté sur l'importance fondamentale du respect dû aux enseignants, déclarant : « Il y a un tabou absolu, c'est qu'on ne touche jamais un professeur ». Il a également lancé un appel à un « sursaut collectif » pour protéger les personnels éducatifs et restaurer l'autorité pédagogique.

Un appel aux responsabilités parentales

Édouard Geffray a souligné les limites de l'institution scolaire face à de tels actes de violence, affirmant : « On ne peut pas tout demander à l'école ». Le ministre a directement interpellé les familles, demandant « aux parents de parler à leurs enfants, de leur dire qu'on ne part pas de chez soi le matin avec un couteau ».

Cette déclaration met en lumière la nécessité d'une collaboration étroite entre l'école et les familles pour prévenir la violence chez les jeunes et assurer la sécurité de tous au sein des établissements scolaires.