Une cérémonie empreinte d'émotion
La cérémonie pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation, qui s’est déroulée place Montaigne à Périgueux dimanche 26 avril, a mis à l’honneur les scolaires auxquels revient le rôle de passeurs de mémoire. « Écoute, il faut que tu comprennes. Lui et moi on n’a pas supporté. Les livres qu’on brûlait. Les gens qu’on humiliait. » C’est par la lecture du poème « À ma mère », écrit par la résistante Gisèle Guillemot, que s’est ouvert l’hommage aux victimes et héros de la Déportation.
Michel Cadet, maire de Périgueux, et Robin Armand, sous-préfet et directeur de cabinet de la préfecture, étaient présents pour saluer les porte-drapeaux. La lecture du poème avait été confiée à Enguerrand de Bercenay, élève en terminale au lycée Saint-Joseph. De retour d’un voyage à Auschwitz, financé par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) pour une dizaine de jeunes, il était encore sous le choc : « En classe, on ne se rend pas compte de l’immensité des camps. »
Transmettre la mémoire aux générations futures
Alain Tajchner, accompagnateur pour la Licra et fils de déporté, a souligné l’importance de ce devoir de mémoire : « Privés des témoignages directs des victimes, nous devons faire ce travail de mémoire. » Pour marquer cette journée nationale, la petite-fille d’un déporté a prononcé un discours d’hommage. Les officiels et associations mémorielles ont ensuite déposé une gerbe devant le cénotaphe de la place Montaigne, perpétuant ainsi le souvenir des victimes de la Déportation.



