Charente-Maritime : la répression des stationnements illicites s'intensifie en 2025
Charente-Maritime : répression accrue des stationnements illicites

Charente-Maritime : une politique répressive renforcée contre les stationnements illicites

La préfecture de la Charente-Maritime a considérablement durci son action contre les stationnements illicites sur le terrain d'autrui en 2025. Les chiffres présentés mercredi 18 février lors du bilan du Plan d'action départemental de restauration de la sécurité au quotidien (PADRSQ) sont éloquents : 341 véhicules ont été verbalisés en zone de passage, et 23 ordonnances pénales délictuelles ont été dressées, contre aucune l'année précédente.

Une stratégie coordonnée entre autorités administrative et judiciaire

Le préfet Brice Blondel a confirmé avoir « renforcé sa stratégie de lutte contre les incivilités liées aux stationnements illicites sur le terrain d'autrui ». Cette approche repose sur une meilleure articulation entre l'autorité administrative et l'autorité judiciaire, avec la création d'un poste de médiateur au sein de la préfecture. En collaboration avec les parquets de Saintes et de La Rochelle, le préfet a mis en place « une réponse conjointe et cohérente combinant mesures administratives et politiques pénales ».

Concrètement, toute installation illicite fait désormais l'objet d'un encouragement systématique au dépôt de plainte par les propriétaires des terrains concernés. Les verbalisations ciblent spécifiquement les installations en réunion sur terrain sans autorisation, ainsi que d'autres infractions connexes comme les dégradations, les branchements illicites et diverses incivilités. Le préfet insiste sur le « refus de l'impunité » qui caractérise cette nouvelle politique.

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Des résultats tangibles malgré des durées de stationnement encore longues

L'effet de cette politique répressive commence à se faire sentir. Le nombre de stationnements illicites recensés est passé de 125 en 2024 à 112 en 2025. « Peut-être que la répression en Charente-Maritime commence à être connue », suppose Brice Blondel, suggérant un effet dissuasif de la nouvelle stratégie.

Le délai de départ des groupes suite aux arrêtés préfectoraux s'est raccourci, même si la durée moyenne de stationnement reste préoccupante : quinze jours en zone rurale, et 26,5 jours en zone urbaine et périurbaine. Cette persistance s'expliquerait principalement par des dossiers incomplets ou la réticence de certaines collectivités à recourir systématiquement à la voie juridictionnelle.

La préfecture entend donc poursuivre et renforcer cette politique de fermeté, considérant que la protection des propriétés privées et le respect de la loi doivent primer sur toute autre considération. Cette approche marque un tournant significatif dans la gestion des installations illicites dans le département.

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