Bordeaux : une femme accusée de menaces gravées après des allégations de viol non confirmées
Bordeaux : menaces gravées après des allégations de viol non confirmées

Une affaire troublante devant le tribunal correctionnel de Bordeaux

Ce mercredi 25 février, l'audience des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Bordeaux a été le théâtre d'une affaire particulièrement préoccupante. Une jeune femme, absente à l'audience, est accusée d'avoir gravé des menaces de mort sur la porte d'entrée de son cousin, l'accusant de l'avoir violée.

Des faits violents survenus le samedi 21 février

Selon les éléments présentés à l'audience, la prévenue s'est présentée chez son cousin à Bordeaux dans la matinée du samedi 21 février. En état de crise et armée d'un grand couteau, elle a proféré des accusations de viol à son encontre avant de graver sur sa porte d'entrée l'inscription menaçante : « violeur, t’es mort ».

La police, rapidement alertée, a procédé à son interpellation. L'avocate de la partie civile, Me Merlène Labadie, a décrit une situation de terreur pour son client et sa compagne : « L’inquiétude de mon client et de sa compagne est extrême. Les faits commis par sa cousine s’inscrivent dans une forme de persécution qu’elle exerce envers des membres de sa famille. Tous ses proches sont en alerte et n’ont qu’une demande : une mesure de soins. Ils vivent dans la crainte ».

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Un historique d'allégations non confirmées

Les investigations ont révélé que cet incident ne constituait pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, cette jeune femme, manifestement en souffrance psychologique, accuse tour à tour différents hommes de sa famille de violences sexuelles.

Pourtant, des enquêtes diligentées à chaque fois n'ont jamais confirmé ses allégations. Ce contexte a profondément troublé la présidente du tribunal qui s'est interrogée à haute voix sur les décisions prises concernant cette personne.

Des questions sur la prise en charge médicale

Lors de sa garde à vue, un psychiatre ayant rencontré la prévenue a rédigé un certificat médical recommandant une hospitalisation sous contrainte immédiate. « Pourquoi cette dame a-t-elle été déférée au lieu d’être hospitalisée ? Je ne comprends pas », a déclaré la présidente du tribunal, soulignant l'apparente incohérence dans la prise en charge.

Placée sous contrôle judiciaire, la prévenue ne s'est pas présentée à l'audience et n'a pas désigné d'avocat pour la représenter. Face à cette absence, les juges ont dû reporter l'examen de l'affaire au 6 mai prochain.

Mesures conservatoires en attendant le procès

En attendant cette nouvelle audience, le contrôle judiciaire a été maintenu avec des conditions strictes : interdiction d'entrer en contact avec la victime ou de se présenter dans sa rue. La présidente a également pris soin de faire délivrer un mandat d'amener pour garantir la présence de la prévenue à la prochaine audience.

Cette affaire complexe, à la croisée des questions judiciaires et de santé mentale, continuera donc d'être examinée par la justice bordelaise dans les semaines à venir, laissant dans l'attente une famille profondément marquée par ces événements.

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