La ministre de l'Égalité approuve fermement le retrait de l'antenne de Jean-Marc Morandini
La ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a exprimé son soutien clair et net au retrait de l'antenne de CNews de l'animateur Jean-Marc Morandini. Elle a qualifié cette décision de « saine », notamment au regard des victimes qui n'auront désormais plus à le voir à l'écran. « Je pense que c'est sans doute plus sain qu'il ne soit plus à l'antenne, je pense d'abord aux victimes », a-t-elle déclaré sur Sud Radio, en insistant sur le fait que la condamnation de l'intéressé ne laisse place à aucune spéculation.
Un impératif : éviter toute banalisation des violences sexuelles
Aurore Bergé a souligné avec force l'importance de ne jamais minimiser les questions de violences et d'exploitation sexuelles. « Quand on parle de la question des violences sexuelles, de la question de l'exploitation sexuelle, il ne faut évidemment jamais prendre le risque de la banalisation », a-t-elle martelé. Elle estime que, face à une condamnation judiciaire établie, il est effectivement sain de prendre une telle mesure, ne serait-ce que pour le bien-être des victimes.
Une décision attendue après des semaines de polémique
Jean-Marc Morandini, sous pression intense depuis trois semaines, a proposé lundi de se « retirer de l'antenne » de CNews. Cette initiative fait suite à une controverse persistante concernant son maintien à l'antenne malgré ses condamnations définitives, notamment pour corruption de mineurs. La direction de la chaîne a acté ce retrait immédiat, bien que sa durée précise n'ait pas été communiquée. Concernant la nature de ce retrait, qui n'est pas une démission formelle, Aurore Bergé a laissé à la chaîne le soin d'en tirer toutes les conséquences nécessaires.
Les condamnations définitives qui ont précipité la décision
Les faits à l'origine de cette affaire sont graves et multiples :
- Le 14 janvier, la Cour de Cassation a rendu définitive la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs, liée à des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
- Pour ces actes, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et d'une interdiction définitive d'exercer toute profession en contact avec des mineurs.
- De plus, le 22 janvier, il a renoncé à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, la rendant ainsi définitive.
Ces éléments judiciaires ont incontestablement pesé dans la balance, renforçant les appels à son départ et justifiant, selon la ministre, une décision salutaire pour l'ensemble de la société.



