Un sexagénaire belge condamné à dix ans de prison pour des viols sur 25 ans
Le tribunal d’Anvers en Belgique a prononcé une lourde peine contre un homme de 61 ans, reconnu coupable d'avoir drogué et violé ses trois dernières compagnes. La sentence s'élève à dix ans d'emprisonnement, mettant fin à une affaire sordide qui s'est étalée sur un quart de siècle. Les faits, détaillés par le journal Het Laatste Nieuws ce vendredi, présentent des points communs troublants avec l'affaire française de Dominique Pelicot, condamné à vingt ans de prison pour des agissements similaires.
L'alerte lancée par une adolescente de 17 ans
C'est la belle-fille du prévenu, âgée de 17 ans, qui a découvert l'ampleur du système de surveillance en mars 2025. Elle a trouvé plusieurs caméras dissimulées dans le domicile familial, dont une placée dans la salle de bains. L'adolescente a ensuite surpris son beau-père en train d'activer les appareils avant qu'elle ne prenne sa douche. Choquée, elle a immédiatement averti sa mère, qui était en couple avec l'homme. Les deux femmes ont déposé plainte sans délai.
Une perquisition menée au domicile a confirmé leurs craintes, révélant la présence de nombreux autres dispositifs d'enregistrement. Le suspect a tenté de se justifier en affirmant qu'il soupçonnait sa compagne d'infidélité et souhaitait la prendre en flagrant délit. Cependant, l'enquête a rapidement pris une tournure bien plus grave.
Des preuves accablantes : plus de 100 000 fichiers compromettants
La police a saisi l'ordinateur et le téléphone de l'homme, qui contenaient une quantité astronomique de preuves. Les appareils recélaient plus de 100 000 photos et vidéos montrant des femmes dénudées et des rapports sexuels. Les images concernaient non seulement la compagne actuelle du prévenu, mais aussi ses deux précédentes compagnes ainsi que sa belle-fille. Le premier cliché de cette dernière remontait à l'époque où elle n'avait que 7 ans, soulignant la durée et la gravité des agissements.
Les vidéos saisies mettaient en lumière des scènes de viols, où les victimes exprimaient clairement leur refus ou semblaient sous l'emprise de substances. L'historique de navigation Internet du Belge a montré un intérêt marqué pour les relations sexuelles incestueuses, forcées et violentes, ainsi que pour les médicaments à effet sédatif, comme l'a précisé le tribunal lors du verdict.
Une condamnation sévère et des réparations pour les victimes
Outre la peine de dix ans de prison, le sexagénaire a été condamné à verser plusieurs milliers d'euros à chacune des victimes, en guise de réparation pour les préjudices subis. Selon son avocat, l'homme a l'intention de faire appel de cette décision, ce qui pourrait prolonger les procédures judiciaires.
Cette affaire rappelle étrangement le cas de Dominique Pelicot en France, condamné à vingt ans de prison pour avoir drogué, violé et livré sa compagne à d'autres hommes pendant des années. Les similitudes entre les deux dossiers soulèvent des questions sur les mécanismes de contrôle et de violence au sein des relations intimes, ainsi que sur l'importance de la vigilance et du signalement des comportements suspects.



