L'influenceur aventurier Alain Cayeux confronté à la justice pour des accusations graves
La carrière de l'influenceur basque Alain Cayeux, connu pour ses randonnées minimalistes et ses baignades naturistes au Pays basque, prend une tournure judiciaire inquiétante. L'homme de 48 ans, originaire de Bidart, sera jugé le 9 avril prochain au tribunal judiciaire de Bayonne pour des accusations d'agression sexuelle et de diffusion non consentie d'enregistrements à caractère sexuel. Cette comparution intervient seulement quelques jours après un autre procès pour travail dissimulé prévu le 19 mars, dessinant ce qui ressemble à une lente descente aux enfers pour cette figure locale.
Une relation initialement consentie qui dérape
Selon les éléments de l'enquête, Alain Cayeux avait entretenu une relation consentie avec une femme de 30 ans qui avait participé à l'une de ses randonnées organisées. Cependant, le 6 octobre dernier, la situation aurait radicalement changé. L'influenceur se serait montré particulièrement insistant, contraignant la jeune femme à un rapport sexuel alors qu'elle exprimait clairement son refus. La victime a décrit des actes de pénétration digitale et d'attouchements non consentis, faits qui ont été requalifiés par la justice en agression sexuelle.
La diffusion monétisée d'images intimes sans consentement
L'affaire prend une dimension supplémentaire avec la diffusion non autorisée de contenus sexuels. Alain Cayeux aurait partagé des photos et vidéos intimes de la jeune femme sur l'application Luvi, une plateforme sociale de contenu exclusif fonctionnant sur un modèle similaire à OnlyFans, permettant aux créateurs de monétiser du contenu réservé à leurs abonnés. Problème majeur : la victime n'avait donné aucun accord pour cette diffusion.
Ce sont des proches qui ont reconnu la jeune femme sur la plateforme et l'ont alertée. Les diffusions auraient commencé dès le début de l'été 2025 et se seraient poursuivies malgré les demandes répétées de retrait formulées par la victime. L'influenceur, qui compte environ 60 000 abonnés sur Instagram, aurait cherché à monétiser ces images sans le consentement de la personne concernée.
Des risques judiciaires conséquents
Pour la diffusion non consentie d'images à caractère sexuel, Alain Cayeux encourt jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende. Concernant l'agression sexuelle, les peines potentielles s'élèvent à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. L'influenceur, qui a été placé sous contrôle judiciaire avec confiscation de son téléphone, rejette fermement ces accusations.
Lors du procès, la victime sera défendue par l'avocat bayonnais Me Bertrand Bouvet. Cette affaire met en lumière les dérives potentielles du métier d'influenceur et les conséquences graves des comportements prédateurs, même dans un contexte initialement consensuel. La passion d'Alain Cayeux pour les activités outdoor, qu'il tentait de monétiser à travers ses réseaux sociaux et ses sorties payantes, se trouve aujourd'hui éclipsée par ces accusations judiciaires sérieuses.



