La défense de Cédric Jubillar, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, va contester l'intention de tuer lors de son procès en appel prévu le 21 septembre. L'avocat Guy Debuisson a déclaré lundi à BFMTV que son client, qui a reconnu avoir tué sa femme près de six ans après sa disparition, « n'a jamais eu l'intention de tuer son épouse ».
Une stratégie de requalification des faits
Me Debuisson, père et associé de Pierre Debuisson, avocat de Jubillar, a précisé que la démarche des aveux-surprise parus dans la presse lundi émanait de Cédric Jubillar lui-même. La défense entend privilégier la thèse des coups mortels plutôt que celle de l'homicide volontaire. « Clairement Cédric Jubillar suggérera à la cour d'assises de s'interroger sur la notion de coups mortels. Il va contester la notion d'homicide, qui se rattache à l'intention de tuer », a expliqué Me Laurent Boguet, avocat représentant les deux enfants du couple, à l'AFP.
Un enjeu de peine considérable
La requalification des faits aurait un impact direct sur la peine encourue. « Je rappelle que l'homicide commis par conjoint c'est une peine de perpétuité qui est encourue alors que les coups mortels, c'est vingt ans de réclusion criminelle », a souligné Me Boguet, ajoutant que la notion de crime passionnel n'existe pas dans le code pénal. Pour lui, le peintre-plaquiste « va chercher à minimiser les enjeux pour obtenir sans doute une diminution de peine ».
Le corps de Delphine toujours introuvable
Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Son corps n'a jamais été retrouvé. Cédric Jubillar a été condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle, une peine qu'il conteste désormais en appel. Le procès doit débuter le 21 septembre devant la cour d'assises du Tarn.



