Lyon : 25 ans de réclusion pour un féminicide commis sous les yeux des enfants
25 ans de réclusion pour un féminicide à Lyon

Un féminicide sanctionné par 25 ans de réclusion criminelle à Lyon

Mourad Boudjenane a été condamné, vendredi 13 février, à vingt-cinq ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Rhône, à Lyon, pour le meurtre de son ex-conjointe, Nathalie Ducrot, âgée de 33 ans. Ce crime a été perpétré en mai 2022 devant trois de leurs quatre enfants, dans un contexte de violences conjugales répétées. La présidente de la cour, Marie Thevenet, a indiqué que la peine maximale n'était pas considérée comme la plus adéquate, bien que la perpétuité ait été requise par l'avocate générale.

Les détails glaçants d'un meurtre qualifié de « typique des féminicides »

L'avocate générale, Dorothée Perrier, a réclamé la réclusion criminelle à perpétuité, décrivant un acte de « meurtre en représailles » avec acharnement. Nathalie Ducrot a été égorgée alors qu'elle agonisait déjà sur le sol, subissant 54 plaies sur le visage et le corps, certaines infligées par un marteau et d'autres par un objet tranchant d'au moins 15 centimètres. La victime possédait un téléphone « grave danger » qu'elle n'a pas pu utiliser lors de l'agression, malgré de multiples plaintes antérieures contre son ex-conjoint.

Le traumatisme des enfants et le contexte judiciaire

Le crime a été commis sous les yeux de leurs trois filles, âgées de 4 à 10 ans, et d'une amie, laissant des séquelles psychologiques profondes. L'avocate générale a évoqué les auditions des enfants, dont une mimant les gestes de son père, un moment qui a ému l'audience. Mourad Boudjenane était déjà condamné pour violences sur une autre ex-compagne et placé sous contrôle judiciaire depuis mars 2022, avec interdiction de contact avec la victime.

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Les plaidoiries et la réaction de l'accusé

Les avocates des parties civiles ont appelé les jurés à être courageux, en référence au combat de Nathalie Ducrot contre les violences. L'avocate de la défense, Florence Vincent, a dénoncé un réquisitoire « implacable et injustifié », qualifiant l'acte de « crime de désespoir ». Mourad Boudjenane a exprimé des regrets, déclarant : « A aucun moment je n'ai voulu tuer Nathalie, je lui demande pardon, même si elle n'est plus là. Je vis avec ça toute ma vie, je le mérite. »

La peine est assortie d'une période de sûreté des deux tiers et de la suppression de l'autorité parentale, soulignant la gravité des faits dans un dossier marqué par la récurrence des féminicides en France.

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