Le parquet a requis seize ans de prison contre l’élève qui a tué sa professeure, en février 2023, au lycée Saint-Thomas-d’Aquin, à Saint-Jean-de-Luz. L’avocate générale, Caroline Parizel, magistrate à Bayonne, a requis seize ans de prison et dix ans de suivi socio-judiciaire contre le lycéen accusé du meurtre d’Agnès Lassalle. Le jeune homme de 19 ans comparaît devant la cour d’assises des mineurs, à Pau, depuis mardi, pour assassinat. Le 22 février 2023, il avait mortellement poignardé sa professeure d’espagnol, en plein cours, dans sa classe du lycée Saint-Thomas-d’Aquin, à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque.
Altération du discernement ?
La représentante du ministère public a retenu la préméditation et a estimé que c’était à la cour de déterminer si l’adolescent avait une légère altération du discernement au moment des faits, en raison de sa dépression et de son traitement médical. Une altération du discernement réduit la peine d’un tiers. Elle a demandé à ne pas écarter l’excuse de minorité, réduisant la peine de moitié, l’accusé étant mineur lorsqu’il a tué l’enseignante. C’est désormais au tour de l’avocat de la défense, Me Thierry Sagardotyho, de plaider pour son client. Il devrait vraisemblablement demander à la cour de retenir, a minima, une altération du discernement. La décision des juges et jurés est attendue dans la soirée.


