Mères solos : « la monoparentalité est le cumul de la charge mentale, économique et temporelle »
Mères solos : le cumul des charges, selon Olivia Barreau

La première université d'été consacrée à la monoparentalité se tient ce 28 août 2026, à l'initiative d'Olivia Barreau, fondatrice et directrice de l'association Moi & mes enfants. Mère solo depuis dix ans, elle y dénonce le « cumul de la charge mentale, économique et temporelle » qui pèse sur les familles monoparentales, souvent précarisées et isolées.

Un tiers-lieu pour briser l'isolement des familles monoparentales

Dans le 13e arrondissement de Paris, un espace aux murs bleus orné d'une fresque représentant des femmes, des hommes et des enfants souriants accueille, du mardi au samedi, des familles qui viennent échanger, faire du sport ou fêter des anniversaires. Leur point commun : elles sont toutes monoparentales. Ce tiers-lieu, ouvert en 2022 par Olivia Barreau, est né de son expérience personnelle. Huit ans plus tôt, comme près d'une famille sur quatre en France, elle a basculé dans la monoparentalité.

Au-delà du choc de la séparation, cette mère de deux enfants, alors âgés de cinq ans et dix mois, a été confrontée à l'isolement, aux inégalités et à la précarité financière. Elle a cependant découvert qu'elle n'était pas seule : une écrasante majorité de femmes se trouvent dans la même situation qu'elle.

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Une charge mentale, économique et temporelle cumulée

Pour Olivia Barreau, la monoparentalité ne se résume pas à une simple organisation familiale différente. C'est un « cumul de la charge mentale, économique et temporelle ». Les mères seules doivent assumer seules les décisions, les finances et le temps consacré aux enfants, sans le soutien d'un second parent au quotidien. Cette triple charge explique en grande partie la précarité et l'isolement qui touchent ces familles.

L'association Moi & mes enfants, fondée par Olivia Barreau, vise à ce que la monoparentalité ne soit plus synonyme de précarité et d'isolement. Le tiers-lieu parisien en est un outil concret, offrant un espace de rencontre et de soutien aux familles concernées.

Une université d'été pour faire reconnaître la monoparentalité

Ce 28 août, l'association organise donc la première université d'été dédiée à la monoparentalité. Cet événement, dont les détails du programme n'ont pas été divulgués, doit permettre de mettre en lumière les difficultés spécifiques rencontrées par les mères seules et de proposer des pistes d'amélioration. L'initiative s'inscrit dans la continuité du travail mené par Olivia Barreau depuis dix ans pour faire reconnaître cette réalité familiale et lutter contre ses conséquences négatives.

L'objectif est clair : sortir la monoparentalité de l'ombre et du silence, et faire en sorte que les familles concernées ne soient plus laissées à elles-mêmes. L'université d'été représente une étape supplémentaire dans ce combat, en offrant un espace de réflexion et de partage autour de cette question sociale majeure.

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