Vote par correspondance : le décret de Trump de nouveau suspendu
Vote par correspondance : le décret de Trump suspendu

Le décret signé par Donald Trump encadrant le vote par correspondance a été de nouveau suspendu, jeudi 27 août, par un juge fédéral. Cette décision intervient alors que les élections de mi-mandat se tiendront dans moins de trois mois, le 3 novembre.

Une décision de justice qui s'appuie sur le précédent de juillet

Le juge fédéral a estimé que le décret, qui imposait des restrictions strictes sur le vote par correspondance, était contraire à la Constitution. Cette suspension fait suite à une première décision rendue en juillet, qui avait déjà bloqué le texte. Le juge a notamment relevé que le décret risquait de priver de nombreux électeurs de leur droit de vote, en particulier dans les zones rurales et parmi les populations minoritaires.

Le décret, signé par le président Trump en juin, exigeait que les bulletins de vote par correspondance soient envoyés au plus tard 21 jours avant le scrutin. Il imposait également des règles strictes sur la collecte des bulletins, interdisant notamment aux tiers de les déposer dans les urnes. Ces mesures avaient été critiquées par les démocrates, qui y voyaient une tentative de limiter la participation électorale.

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La réaction des autorités et des partis

La décision du juge a été saluée par les défenseurs du droit de vote, qui y voient une victoire pour la démocratie. « C'est une décision importante qui protège le droit de chaque Américain à voter, a déclaré un porte-parole de l'Association pour la défense des droits civiques. Nous espérons que ce jugement sera maintenu en appel. »

De son côté, l'administration Trump a annoncé son intention de faire appel de cette décision. « Nous allons contester ce jugement, a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche. Le président est déterminé à garantir l'intégrité du scrutin. »

Cette suspension intervient dans un contexte de vives tensions politiques autour du vote par correspondance. Donald Trump a régulièrement affirmé, sans preuve, que ce mode de scrutin favorisait la fraude électorale. Les démocrates, eux, défendent le vote par correspondance comme un moyen sûr et accessible de participer aux élections, surtout en période de pandémie.

Les conséquences pour les élections de mi-mandat

La suspension du décret signifie que les règles en vigueur pour le vote par correspondance restent celles qui existaient avant la signature du texte. Les électeurs pourront donc continuer à voter par correspondance dans les conditions précédentes, sans les restrictions imposées par le décret.

Cette décision pourrait avoir un impact significatif sur la participation électorale lors des élections de mi-mandat. Selon les données du Pew Research Center, le vote par correspondance a représenté près de 40 % des suffrages exprimés lors de la dernière élection présidentielle. Les experts estiment que cette proportion pourrait être encore plus élevée en novembre, en raison de la pandémie de Covid-19.

Le ministère de la Justice pourrait encore faire appel de cette décision devant la Cour suprême. Si tel était le cas, la plus haute juridiction du pays aurait le dernier mot sur ce décret controversé. En attendant, les électeurs concernés peuvent préparer leur vote par correspondance sans craindre les restrictions imposées par le texte présidentiel.

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