Vol de Renoir à Cagnes-sur-Mer : le principal suspect mis en examen
Vol de Renoir à Cagnes-sur-Mer : suspect mis en examen

Un homme de 29 ans, considéré par les enquêteurs comme le principal suspect du vol de tableaux de Renoir au musée de Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, a été mis en examen samedi 10 octobre. Il a été confondu par des traces ADN, a fait savoir son avocat à l'AFP. Selon Me Jean-Denis Flori, qui assiste le suspect avec Me Morgan Raynaud, « selon les enquêteurs, il a joué un rôle central dans le cambriolage ». Il est mis en examen pour « vol en bande organisée et association de malfaiteurs ».

Un cambriolage minutieusement préparé

Le 8 septembre, deux voleurs s'étaient introduits dans le musée par un simple trou dans le grillage. Ils avaient scié les accroches de quatre tableaux et réussi à s'enfuir avec deux des œuvres, abandonnant les deux autres dans le jardin. Selon l'avocat, l'homme de 29 ans a été confondu par des traces d'ADN présentes sur une housse contenant ces deux tableaux laissés dans leur fuite.

Outre l'ADN, les enquêteurs ont bénéficié d'un « heureux concours de circonstances ». « Les cambrioleurs, après avoir abandonné dans l'arrière-pays, près de la station de ski de Gréolières, le véhicule volé ayant servi au casse, ont repris le leur qui était, possiblement dans le cadre d'une autre affaire, équipé d'une balise de police », a expliqué Me Flori à l'AFP. La police a ainsi pu suivre la voiture à la trace.

Six suspects interpellés

Six suspects avaient été interpellés en milieu de semaine par les enquêteurs. Selon Me Flori, le second voleur a lui aussi été présenté à un juge d'instruction samedi en vue d'une mise en examen, ainsi qu'une troisième personne, considérée comme le receleur ou le complice, chez qui les deux tableaux ont été retrouvés.

Le suspect mis en examen présente un « parcours hors norme », selon le quotidien « Nice-Matin ». Fils de médecin et d'enseignant, il avait réussi le concours d'adjoint de sécurité et travaillé brièvement en commissariat. En 2021, il avait monté seul, sans lien avec les réseaux criminels et en s'inspirant d'une série Netflix, un vaste trafic de stupéfiants à Nice pour lequel il doit comparaître l'an prochain devant le tribunal correctionnel. Il fournissait une clientèle aisée lors de fêtes clandestines organisées durant la crise sanitaire, avait expliqué la police à la presse, dont l'AFP, le présentant comme « un stakhanoviste », travaillant dans « une logique d'entrepreneur ».