Vol de montre à 120 000 € à Cannes : trois hommes en détention provisoire
Vol de montre à 120 000 € : trois hommes en détention

Trois résidents espagnols, interpellés après le vol d'une montre Patek Philippe estimée à plus de 120 000 euros à Cannes, ont été placés en détention provisoire par le tribunal judiciaire de Grasse. Leur procès a été renvoyé au 16 octobre à la demande de la défense.

Un vol au mode opératoire rodé

Les faits remontent au 11 août dernier. Arrivés à Cannes, les trois hommes repèrent leur victime, un diplomate qatari circulant boulevard de la Croisette à bord d'une Ferrari de location. L'un des agresseurs arrache la montre au poignet du diplomate et s'enfuit sur une trottinette surpuissante montée par un complice. Les deux voleurs abandonnent ensuite l'engin et s'engouffrent dans une Audi.

Repérés et pistés par les forces de l'ordre, les trois hommes sont finalement interceptés sur une route secondaire en direction de Cerbère (Pyrénées-Orientales), à la frontière avec l'Espagne. Le butin était simplement caché sous un siège passager.

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La montre restituée, mais un réseau de receleurs

La montre a été retrouvée et restituée à son propriétaire, avant de subir le sort des autres montres volées en disparaissant via un réseau de receleurs bien structuré. « Ils n'ont aucune attache sur la Côte d'Azur, ils sont uniquement venus pour voler », a déclaré la procureure. « Ils encourent 10 ans de prison, et ce n'est pas la première fois, certains ont des casiers et sont connus sous différents alias ».

La procureure a requis le maintien en détention provisoire de David C., âgé de 53 ans, de son compatriote Christian C., âgé de 22 ans, ainsi que pour leur complice Ahmed E.B., un Marocain âgé de 27 ans soupçonné d'être « l'arracheur ».

La défense invoque l'état de santé

Lors de l'audience, chacun des prévenus, aidé d'un interprète, s'est exprimé. Le plus âgé a évoqué un état de santé précaire, affirmant « qu'on l'a aussi empêché de contacter ses proches ». Les deux autres ont fait état d'un état dépressif.

Me Léa Hamidouche, à la défense, s'est inquiétée de la situation médicale de David C. « qui nécessite des soins particuliers après un mois passé à l'hôpital », et a demandé leur maintien sous contrôle judiciaire. Malgré ces arguments, le tribunal a placé les trois prévenus en détention provisoire jusqu'à la date de leur procès, fixée au 16 octobre.

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