Viols à Bagnols : « Pour lui, c'était normal, je suis sa femme »
Viols à Bagnols : « Pour lui, c'était normal »

Depuis ce lundi, un quinquagénaire comparaît devant la cour criminelle du Gard pour des viols, violences et menaces de mort commis en Moselle et à Bagnols-sur-Cèze. Défendu par Me Frédéric Ortega, l’accusé conteste les faits. La partie civile, mère de ses trois enfants, a livré un témoignage poignant : « Pour lui, c’était normal. J’étais sa femme. »

Un dossier renvoyé en criminel après appel de la partie civile

L’affaire devait initialement être jugée en correctionnelle, les viols n’ayant pas été retenus à ce stade. Me Justine Fages, l’avocate de la plaignante, a fait appel de cette décision. Le juge d’instruction a ensuite renvoyé l’affaire devant la juridiction criminelle. La victime, une quadragénaire, a été confiée très jeune à une famille d’accueil qu’elle décrit comme malveillante, en raison d’un danger chez ses parents, puis placée sous curatelle.

Le récit des violences et des exigences sexuelles

Régis, qui a 13 ans de plus que la victime, était « l’homme de sa vie ». Le couple a vécu en Moselle avant de s’installer à Bagnols-sur-Cèze. Ils sont parents de trois enfants, tous placés. Cette femme fragile et dépressive a fini par porter plainte après avoir mis son compagnon à la porte.

Ce lundi, devant la cour, elle a décrit avec des mots sincères et justes les cris furieux de l’accusé, les coups de poing derrière la tête, et ses exigences sexuelles alors qu’elle « refuse de faire l’amour ». « Il me frappait, me culpabilisait », a-t-elle déclaré. Concernant les viols, elle a expliqué : « Il me forçait. Je prenais des cachets pour dormir. Et il en profitait. »

Une défense qui conteste les accusations

Me Frédéric Ortega, avocat de l’accusé, conteste les faits de viol. L’audience se poursuit devant la cour criminelle du Gard, où les débats doivent permettre d’établir les responsabilités. La victime, soutenue par son avocate, attend la décision des magistrats.