Procès pour viol à la Grand-Combe : l'accusé de 32 ans nie les faits 13 ans après
Viol à la Grand-Combe : l'accusé nie les faits 13 ans après

Un procès pour viol sur mineure s'ouvre à Nîmes après treize années d'attente

La cour d'assises du Gard examine, ce mardi 7 avril, une affaire de viol sur mineure de moins de quinze ans remontant à février 2013. Les faits se seraient déroulés à La Grand-Combe, une commune située dans le département. L'accusé, aujourd'hui âgé de trente-deux ans, comparaît pour des actes qu'il aurait commis alors qu'il avait dix-neuf ans, sur une adolescente de treize ans.

Le déni catégorique de l'accusé face aux juges

Dès l'ouverture de l'audience, la présidente des assises a interrogé le prévenu sur la reconnaissance des faits. Celui-ci s'est levé pour répondre par la négative, niant fermement les accusations de viol portées contre lui. Il encourt théoriquement vingt ans de réclusion criminelle si sa culpabilité est établie.

L'enquête avait été ouverte après que l'adolescente, aujourd'hui âgée de vingt-six ans et constituée partie civile, eut révélé à un proche avoir été abusée dans une cage d'escalier. Des expertises médico-légales avaient alors mis en évidence des traces biologiques sur le blouson de la jeune fille, éléments à charge présentés lors des investigations.

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Des versions contradictoires et la thèse du consentement

Lors de sa garde à vue, le jeune homme a fourni plusieurs versions des événements. Il a finalement assuré que les relations sexuelles étaient consenties, soutenant que les contacts initiaux avaient été établis via de nombreux échanges sur les réseaux sociaux. Selon ses déclarations restituées par l'expert psychiatre ce matin, la plaignante aurait même créé un faux compte sur Facebook pour susciter un rendez-vous.

Le procès est mené par trois magistrats professionnels et cinq jurés populaires. Ces derniers disposent d'enquêtes de personnalité visant à dresser le portrait psychologique et psychiatrique de l'accusé. Me Jean-Pierre Bigonnet assure la défense du trentenaire, qui sera confronté aux réquisitions de l'avocat général Dominique Sié. À ses côtés, Me Aurélien Vergani représente les intérêts de la plaignante.

Une procédure exceptionnelle due à l'ancienneté des faits

Cette affaire est jugée par la cour d'assises plutôt que par la cour criminelle départementale, cette dernière ayant été créée après les événements de 2013. Le délai de treize ans entre les faits et le procès souligne la complexité et la lenteur de certaines procédures judiciaires, notamment lorsqu'elles impliquent des mineurs et des preuves techniques comme celles issues des réseaux sociaux.

Les débats se poursuivent pour déterminer la vérité sur cette rencontre, dont les conséquences juridiques et humaines pèsent lourdement sur les deux parties, plus d'une décennie après les faits allégués.

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