À la veille d’une semaine marquée par de nouvelles manifestations étudiantes et lycéennes, les présidents d’université ont exprimé dimanche leur mécontentement. Dans un communiqué, France Universités, qui regroupe les présidents des quelque 70 universités françaises, dénonce leur « mise en cause systématique », voire parfois leur « harcèlement », et fustige les dégradations de certains bâtiments universitaires.
Une « mise en cause systématique » jugée inacceptable
« Dans ce contexte de fortes tensions […] la mise en cause systématique des présidentes et présidents, accusés tantôt de laxisme, tantôt d’autoritarisme, n’est pas acceptable », déclare l’association dans son communiqué. Certains présidents « sont par ailleurs visés par du harcèlement, des insultes parfois à caractère raciste ou antisémite, voire dans certains cas des menaces de mort : c’est inqualifiable et cela doit être condamné sans hésitation », ajoute France Universités.
La jeunesse doit être entendue, mais les dégradations condamnées
Tout en reconnaissant le besoin de la jeunesse « partout en France d’être entendue et considérée », les présidents d’université dénoncent également les « groupes d’individus qui profitent de ce mouvement légitime pour dégrader des lieux d’étude ». « Cela a été le cas, ces derniers jours, dans des bâtiments universitaires où il ne sera parfois pas possible de reprendre les cours avant plusieurs semaines. Ces situations sont inadmissibles, alors que les universités manquent déjà de financements pour mener à bien leurs missions de service public », soulignent-ils.
Un appel à des états généraux de la jeunesse
France Universités avait déjà appelé mardi à l’organisation « d’états généraux de la jeunesse », estimant qu’il était « urgent de reconnaître les jeunes » comme des « acteurs » du débat public. Cette nouvelle prise de position intervient alors que les tensions persistent sur les campus, et que les présidents d’université demandent une condamnation claire des violences et des dégradations.