Un Belge de 35 ans, interpellé le 18 septembre par les gendarmes de la brigade de Saint-Chaptes à Boisset-et-Gaujac, a été condamné lundi 5 octobre à deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, par le tribunal d'Alès. Il avait acheté pour 27 525 euros de stupéfiants, principalement de la drogue de synthèse, pour la somme de 500 euros, une transaction qualifiée d'« aubaine » par le prévenu.
Une interpellation pour conduite en état d'ivresse
Les faits remontent à la fin de matinée du 18 septembre. Les gendarmes de la brigade de Saint-Chaptes interpellent le trentenaire à Boisset-et-Gaujac, alors qu'il conduit ivre, sous cocaïne, sans permis valable en France et avec un contrôle technique non à jour. Lors de la fouille de son véhicule, les forces de l'ordre découvrent de la kétamine, de l'ecstasy et du cannabis.
Les investigations se poursuivent à son domicile de Boisset et dans une voiture garée à Deaux, où d'autres stupéfiants sont saisis. Au total, près d'un demi-kilo de produits est retrouvé, dont une grande majorité de drogues de synthèse. Sofia Aigues, la présidente de l'audience, a estimé la valeur de la saisie à 27 525 euros.
Une acquisition rocambolesque aux abords de la sous-préfecture
Le prévenu, qui comparait en détention provisoire depuis deux semaines, s'est expliqué sur les circonstances de l'acquisition de ce lot. Revenant des Prés Saint-Jean, à Alès, où il s'était approvisionné en cocaïne, il aurait rencontré un homme qui se disputait avec une femme, aux abords de la sous-préfecture. Ce dernier lui aurait proposé le lot de stupéfiants pour 500 euros.
« J'avais l'argent sur moi. J'ai pris ça comme une aubaine », a confié le Belge, ajoutant : « Je l'ai vue comme une opportunité pour me droguer. C'est vraiment ce qu'il s'est passé. » Il a également déclaré qu'il pensait que la valeur estimée du lot « est impossible » et imaginait que le vendeur « l'avait volé ».
Des réquisitions sévères et une défense axée sur l'accompagnement
Le substitut du procureur de la République, Quentin Larroque, a exprimé des doutes sur la version du prévenu, estimant qu'il « n'est pas complètement honnête avec nous ». Il a souligné que du matériel de trafiquant avait été retrouvé à son domicile et a qualifié le vendeur présumé de « dealeur le plus chanceux d'Alès, qui n'a pas vu la police, mais croise Monsieur, consommateur d'amphétamines ». Il a requis deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, un maintien en détention et 10 000 euros d'amende.
Me Joris Numa, l'avocat de la défense, a plaidé pour un accompagnement de son client, qu'il présente comme inséré, affirmant : « Il faut le condamner, mais surtout l'accompagner pour éviter que les infractions reviennent ». Il a exclu tout trafic de stupéfiants et demandé un sursis probatoire ou un aménagement de peine sous bracelet électronique.
Le tribunal a suivi une partie des réquisitions en condamnant le Belge à deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire. La partie ferme de la peine est potentiellement aménageable, ce qui permet au prévenu de sortir de détention.