Jusqu'à un an avec sursis pour des policiers ayant frappé des passants
Un an avec sursis pour des policiers violents

Quatre policiers de la BAC nuit du VIIIe arrondissement de Paris ont été condamnés ce lundi soir à des peines de trois, six, dix et douze mois de prison avec sursis pour des violences commises sur des passants le 10 décembre 2022, soir du quart de finale de la Coupe du monde de football. Les faits, filmés, montrent des agents frappant des passants sans raison apparente.

Des policiers exemplaires sur le papier

Sur le papier, ces quatre fonctionnaires étaient considérés comme des policiers exemplaires, aux états de service impeccables. Leurs supérieurs les décrivaient comme « sérieux », « exigeants » et « rigoureux », avec de nombreuses lettres de félicitations. Cependant, les images projetées à la 10e chambre du tribunal de Paris révèlent une tout autre réalité : des comportements de cow-boys, avec des coups de matraque, des croche-pieds et des tirs de gaz lacrymogène.

Des aveux et une condamnation

« Ils ont fait n’importe quoi. En langage policier, ça s’appelle faire de la merde », a reconnu Me Laurent-Franck Liénard, avocat de trois des quatre policiers. Les peines prononcées vont de trois à douze mois de prison avec sursis, sans incapacité de travail. Cette affaire, survenue pendant un événement sportif majeur, a suscité une vive émotion et relancé le débat sur les violences policières.

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