Manifestation identitaire à Montpellier en hommage à Quentin, étudiant décédé
Ce dimanche 15 février, plusieurs dizaines de militants d'ultra-droite ont défilé dans le centre-ville de Montpellier, organisant une cérémonie en mémoire de Quentin, un étudiant de 23 ans décédé deux jours après avoir été violemment agressé. Les faits remontent au jeudi 13 février, en marge d'une manifestation du collectif identitaire Némésis, qui protestait contre la tenue d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Lyon.
Un hommage chargé de tensions politiques
La manifestation, encadrée par la Ligue du Midi, a été marquée par des slogans virulents tels que "Justice pour Quentin", "Mélenchon en prison, Arnault au cachot" et "Antifa assassin, LFI complice". Les participants ont ensuite traversé la place de la Comédie pour se rendre au monument aux morts, inauguré le 11 novembre dernier derrière l'Office de tourisme.
Un face-à-face tendu avec des militants d'extrême gauche s'est produit devant la préfecture, où un militant d'ultra-droite a frappé un contre-manifestant, entraînant son interpellation. Une compagnie de CRS et de nombreux policiers nationaux étaient présents pour maintenir l'ordre.
Vandalisme et réactions politiques
Dans la nuit de vendredi à samedi, de nombreuses permanences d'élus LFI ont été vandalisées en France suite à l'annonce de la mort de Quentin. À Montpellier, la permanence de Nathalie Oziol, députée et candidate LFI aux municipales, a été recouverte d'affiches et de faux sang sur l'avenue Renouvier. Bien que la façade ait été nettoyée dimanche matin, des traces de peinture subsistaient au sol.
Cérémonie et dispersion
Au monument aux morts, les militants, dont certains avaient le visage masqué, ont crié "Quentin présent" avant de déposer une gerbe, observer une minute de silence et entonner la Marseillaise. La dispersion s'est faite dans le calme, mais les forces de l'ordre restent mobilisées pour éviter de nouveaux incidents, notamment avec la tenue d'un meeting de Jean-Luc Mélenchon à Montpellier dans l'après-midi.
Cet événement souligne les tensions politiques croissantes en France, liées à des actions militantes et des violences associées aux mouvements d'extrême droite et d'extrême gauche.



