Les forces de l'ordre ont ouvert une enquête pour « meurtre sur ascendant » après la découverte du corps d'une mère de 38 ans et de ses trois enfants, ce mercredi 20 mai, au pied d'un immeuble à Toulon (Var). Les habitants du quartier Pontcarral sont sous le choc.
Une lourde chute depuis le 13e étage
Au pied de l'immeuble du quartier Pontcarral, une femme de 38 ans et trois enfants, deux garçons et une fille âgés de trois, quatre et six ans, ont été retrouvés morts par les habitants. Selon le procureur de Toulon, « la mère se serait jetée d'elle-même du treizième étage avec les trois enfants décédés ». Les quatre personnes sont mortes sur le coup après une chute d'environ quarante mètres.
Une famille nombreuse et des aînés présents
La mère élevait seule sept enfants. Au moment des faits, les quatre aînés de la famille étaient présents dans le logement. Ils ont été conduits à l'hôpital de Toulon et pris en charge par les autorités compétentes, bénéficiant d'un soutien psychologique. Parmi les sept enfants, les trois aînés sont nés d'un premier père et les quatre autres d'un second.
Une prise en charge psychiatrique en avril
D'après le parquet, la femme de 38 ans s'était rendue « chez un psychiatre aux urgences de Marseille en avril dernier ». Les enquêteurs privilégient la piste d'un suicide lié à un trouble psychiatrique et dépressif. Décrite comme une personne discrète par les voisins, aucun signalement n'avait été fait à l'aide sociale à l'enfance concernant cette famille. La directrice de l'ASE des Bouches-du-Rhône et le parquet de Marseille indiquent que la situation de la fratrie et de la mère leur était inconnue.
Des habitants sous le choc
Dans le quartier Pontcarral, les habitants sont encore sous le choc. Yassine, résidant au premier étage de l'immeuble, a d'abord cru à « une explosion sur l'autoroute ». Il raconte : « On est à quatre mètres… Tout de suite, j'ai ouvert la fenêtre avec ma femme et on a vu le corps de cette dame… Petit à petit, on a pris conscience qu'il y avait trois autres corps et c'étaient des jeunes enfants. » Kader, un autre habitant du quartier depuis plusieurs années, se dit « complètement désemparé » : « Je ne suis pas bien du tout, c'est affreux. C'est tranquille ici. Arriver à balancer des enfants et se jeter après… Je suis pire que choqué, ça ne devrait pas arriver. »



