Suzanne Barnouin, née Didier, a soufflé ses 100 bougies le 13 septembre 2026 à Saint-Julien-de-Peyrolas (Gard). Avec une mémoire impressionnante, elle incarne un siècle de vie locale, entre enseignement, bénévolat associatif et engagement familial.
Une vie marquée par la guerre et la famille
Née le 13 septembre 1926 à Saint-Julien-de-Peyrolas, Suzanne Barnouin a traversé une enfance heureuse, malgré les bombardements et les restrictions de la Seconde Guerre mondiale. De son union avec Jean, son époux, sont nées trois filles. La famille s'est ensuite agrandie avec sept petits-enfants et huit arrière-petits-enfants.
En octobre 2026, Suzanne et Jean s'apprêtent à célébrer leurs 78 ans de mariage. Un anniversaire qui témoigne de la solidité de leur couple, alors que Suzanne continue de suivre l'actualité avec attention.
Une institutrice passionnée et investie
Toute sa vie, Suzanne a été institutrice. Elle a effectué de nombreux remplacements dans son village et les communes environnantes, mais c'est à Saint-Paulet-de-Caisson qu'elle a passé 27 ans à enseigner. Son engagement ne s'est pas arrêté à la salle de classe : elle s'est investie dans le tissu associatif de Saint-Julien.
Avec l'association Culture et Loisir, elle a animé des activités de gym et de théâtre. Jusqu'à 90 ans, elle a pratiqué la gymnastique, impressionnant son entourage en réalisant encore le grand écart. Chaque année, elle organisait une exposition de peinture et d'artisanat.
Présidente d'honneur et mémoire vivante
Elle a ensuite rejoint l'association Culture et Patrimoine en Peyrolais, dont elle est aujourd'hui présidente d'honneur et la véritable mémoire. Son engagement s'est également étendu à l'aide à domicile : elle a participé pendant plusieurs années à l'association Présence 30.
Selon le correspondant de Midi Libre, Suzanne déplore "la violence de la nouvelle génération, l'irrespect envers les enseignants et l'insécurité régnante". Elle estime que "la mentalité de la population a beaucoup changé : les gens vivent trop dans l'indifférence. Ils manquent de contact humain".
Un quotidien actif malgré une vue fragile
Malgré une vue défaillante, Suzanne continue de suivre l'actualité en se faisant lire le journal Midi Libre tous les matins. Son secret de forme, selon elle, réside dans son activité et sa volonté constantes. Elle reste un exemple de longévité et d'engagement pour la communauté locale.



