Squat à Saint-Vran : une maison rendue dans un état désastreux après trois ans d'occupation illégale
Les images sont édifiantes et témoignent de l'ampleur des dégâts. Des déchets éparpillés partout, un jardin entièrement détruit, des déjections animales et une odeur nauséabonde qui imprègne les lieux. À Saint-Vran, près de Loudéac dans les Côtes-d'Armor, un propriétaire vient enfin de récupérer sa maison, squattée pendant au moins trois années. Cette situation découle d'un litige persistant avec le couple qui occupait les lieux et avait promis de les acheter, mais n'a jamais honoré ses engagements financiers, comme le rapportent nos confrères d'Actu.fr.
Un cauchemar pour le propriétaire
Après avoir saisi la justice, cet homme a finalement pu récupérer son bien en janvier dernier, avec le départ tant attendu des occupants illégaux. Cependant, sa joie a été de courte durée lorsqu'il a découvert l'état catastrophique de la maison qu'il avait acquise en 2017. « Je vais devoir m'endetter pour tout nettoyer, tout désinfecter », a-t-il confié à nos confrères, décrivant une situation financièrement lourde.
« Plusieurs milliers d'euros » de nettoyage nécessaires
Selon Ouest-France, cette histoire a débuté en 2023 lorsqu'un couple a proposé d'acheter la maison. Un accord a été trouvé et les documents ont été signés, à l'exception de l'acte de vente définitif. Pendant cinq ans, les nouveaux acquéreurs devaient verser un loyer mensuel de 1 000 euros, avant un rachat total du bien. Malheureusement, seulement six mois après la conclusion de cet accord, les occupants ont cessé de payer.
Le propriétaire a alors décidé de saisir la justice pour demander l'annulation du compromis de vente. Il a obtenu gain de cause en octobre 2025 et a vu, enfin, les squatteurs quitter les lieux en janvier. Depuis qu'il a récupéré sa maison, Christophe, le propriétaire, tente de la nettoyer. Mais la remise en état lui coûtera « plusieurs milliers d'euros », une somme substantielle qui alourdit son fardeau.
Que dit la loi sur le squat ?
Depuis l'adoption de la loi dite « antisquat » en 2023, tout propriétaire d'un bien squatté peut solliciter une procédure administrative accélérée d'expulsion. Avant cette loi, seule l'occupation de la résidence principale permettait cette procédure rapide.
Le propriétaire doit alors déposer plainte, prouver que le logement lui appartient légalement et faire constater l'occupation illégale par le maire, un commissaire de justice ou un officier de police. Le préfet peut ensuite prononcer l'expulsion des occupants. Une personne ayant pénétré illégalement dans un logement risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Une peine supplémentaire peut s'appliquer si elle persiste à occuper les lieux. Il est important de noter qu'il n'existe pas de trêve hivernale dans le cadre d'une occupation illégale, offrant ainsi une protection renforcée aux propriétaires.



