Depuis près de trois mois, un appartement situé dans le quartier de Carnolès, à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), est occupé illégalement. La propriétaire avait confié ses clés à une connaissance pour réaliser des travaux, mais l'homme s'est installé avec sa famille, changeant la serrure et s'appropriant le bien, rapporte Nice Matin.
Un quotidien devenu invivable pour les voisins
Les résidents de l'immeuble décrivent un enfer quotidien. Un voisin témoigne : « Je vis avec ça tous les jours et c'est épuisant. J'en arrive à attendre qu'ils sortent avant de sortir de chez moi. Je ne suis pas rassuré. Ces derniers temps, lorsqu'ils passent devant chez moi, ils me crachent parfois sur la porte. S'ils me parlent, c'est pour m'insulter. J'ai déposé plainte auprès de la police nationale pour intimidation, insultes et crachats. »
Le même résident évoque « de la musique jusqu'à 2 ou 3 heures du matin sur le balcon » ainsi que des déchets jetés directement dans la cage d'escalier. « Moralement, c'est très dur », ajoute-t-il.
Une situation juridique contestée
La mairie et le syndic de copropriété ont été sollicités, mais ils indiquent ne pas disposer des pouvoirs nécessaires pour intervenir directement, selon nos confrères de Nice Matin. La propriétaire, de son côté, affirme qu'aucun contrat de location n'a été conclu avec le squatteur. Son avocate précise : « Ma cliente le connaissait par relation, il semblait y avoir un accord sur les travaux. Et l'autre s'est mis dans la tête qu'il pouvait rester, alors qu'il n'y avait aucun contrat de location ou quoi que ce soit. Ce qui est marquant, c'est le fait de changer les serrures et de s'imposer dans la copropriété. »
L'avocate ajoute : « Nous avons un constat qui démontre que des personnes ont changé la serrure et se sont approprié le bien, allant jusqu'à mettre leur nom sur la boîte aux lettres. » Les occupants affirment, de leur côté, avoir voulu louer le logement, une version contestée par la propriétaire.
Des occupants sans droit ni titre
« Le terme exact, c'est bien "squatteurs" : ce sont des occupants sans droit ni titre qui s'approprient un bien », insiste l'avocate. Les nuisances sonores, insultes et crachats se multiplient, et la situation semble bloquée faute de pouvoir d'intervention directe des autorités locales. La propriétaire et les voisins espèrent une résolution rapide via les plaintes déposées, alors que le quotidien dans l'immeuble reste marqué par l'occupation illégale.