Chaufferie avortée à Saint-Étienne : les copropriétaires doivent 696 312 €
Saint-Étienne : dette de 696 312 € pour une chaufferie avortée

Dans le quartier de la Cotonne à Saint-Étienne (Loire), des copropriétaires sont contraints de rembourser le chantier d'une chaufferie à bois qui n'a jamais abouti. La dette s'élève à 696 312 euros, comme le rapporte Le Progrès. Un collectif de copropriétaires a lancé une pétition pour demander l'annulation de cette dette.

Un projet lancé en 2014, stoppé par un recours

Tout commence en 2014, lorsque l'association syndicale libre (ASL) de la Cotonne lance un projet de chaufferie à bois pour alimenter le quartier. Peu de temps après, la société Dalkia entame les travaux, en commençant par creuser et raccorder des canalisations.

Mais cette même année, certains riverains déposent un recours devant les tribunaux. Ce recours s'avère problématique : seul un permis de construire exclu de tout recours permettait le financement de l'installation. Les travaux se sont donc arrêtés du jour au lendemain.

Dalkia réclame le remboursement du début de chantier

Malgré l'arrêt du chantier, Dalkia réclame le remboursement du début des travaux, qui a bien eu lieu. Aujourd'hui, la dette atteint 696 312 euros, une somme que doivent se partager de nombreux propriétaires.

« Dans n'importe quelle entreprise, quand une facture n'est pas payée, il y a une mise en demeure, puis une procédure », déplore Sabah Libert, propriétaire à la Cotonne 2. « On n'attend pas douze ans, surtout si on sait que les intérêts continuent de courir. »

Une pétition pour la prescription de la dette

Face à cette situation, une pétition réclamant la prescription de cette dette a été lancée. Les copropriétaires espèrent ainsi ne pas avoir à supporter cette charge financière pour un projet qui n'a jamais été mené à terme.