Bâtiment abandonné à Saint-Laurent-du-Var : un casse-tête juridique
Saint-Laurent-du-Var : l'abandon d'un bâtiment, casse-tête juridique

À Saint-Laurent-du-Var, dans le quartier du Point-du-Jour, un immeuble de quatre niveaux situé au 120, boulevard du Point-du-Jour est inoccupé. Cet ancien siège de l'école des préparateurs en pharmacie, propriété de l'Association azuréenne pour la formation du personnel pharmaceutique (AFPP), se dégrade : vitres brisées au premier étage, visites et squats. Depuis un changement de législation et la démission de sa direction, la structure est en déshérence, et une administratrice judiciaire tente de trouver une issue.

Un changement de législation à l'origine de l'abandon

L'AFPP, régie par la loi de 1901, a perdu sa raison d'être après une modification de la loi. Désormais, la formation des préparateurs en pharmacie ne peut plus être assurée par des structures privées. Cette évolution a conduit à la démission de tous les membres du conseil d'administration, sans qu'une assemblée générale ne désigne un nouveau président. La structure et son bâtiment se retrouvent donc abandonnés.

Face à cette absence de représentant légal, Nathalie Thomas a été désignée administratrice judiciaire provisoire de l'association le 24 mars 2026. Elle a reçu la notification de la décision en juin 2026. Sa mission : établir un bilan et proposer au juge des solutions de sortie. « J'ai une association où je n'ai plus d'interlocuteur et j'ai un actif qui est laissé à l'abandon », indique-t-elle.

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Un casse-tête juridique pour la dévolution des actifs

Le dossier se heurte à un casse-tête juridique. Les statuts d'une association prévoient qu'en cas de dissolution, les actifs doivent être dévolus à une association poursuivant le même objet. Or, aucune association ne peut plus former de préparateurs en pharmacie. Pour sortir de l'impasse, l'administratrice judiciaire a élargi les démarches à toute activité médicale et a sollicité la préfecture ainsi que l'agence régionale de santé.

Sur place, Nathalie Thomas a constaté qu'« aucun occupant ne se trouvait actuellement à l'intérieur ». Pour prévenir le risque d'intrusion et éviter des accidents sur un bâtiment dégradé aux vitres brisées, elle sollicite « des devis auprès d'entreprises générales du bâtiment afin de murer entièrement le bas de l'immeuble ». Cette mesure vise à sécuriser le site en attendant qu'une solution juridique soit trouvée.

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