Relaxe d'un beau-père accusé d'attouchements sur sa belle-fille à Saintes
Relaxe pour défaut de preuves dans une affaire d'attouchements

Le tribunal correctionnel de Saintes a prononcé la relaxe d'un homme de 55 ans, accusé d'attouchements sexuels sur sa belle-fille alors qu'elle était âgée de dix ou onze ans. L'audience s'est tenue ce jeudi 21 mai, et la vice-procureure Alice Rodrigues a reconnu la difficulté de trancher dans cette affaire. Elle espérait que les débats publics permettraient d'éclaircir les faits de caresses incestueuses présumées.

Les faits remontent à l'été 2018 ou 2019

Le 23 janvier 2025, une infirmière du lycée Palissy à Saintes a signalé des soupçons après avoir échangé avec une élève née en 2008, qui présentait un absentéisme important. Interrogée sur d'éventuelles agressions par un proche, l'adolescente a révélé avoir subi des attouchements sexuels de la part de son beau-père lors d'un séjour en camping en Dordogne à l'été 2018 ou 2019. Elle a également rapporté des propos déplacés de sa part, comme : « Il sera chanceux, ton petit copain. »

La défense conteste fermement

À la barre, le beau-père a vigoureusement nié les faits : « Je ne l'ai jamais vue nue, je n'ai jamais touché sa vulve. » La mère de la jeune fille, initialement du côté de son compagnon, a depuis présenté ses excuses à sa fille pour ne pas l'avoir crue. La plaignante vit désormais principalement chez son père.

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L'avocat du père, Me Julien Papineau, a souligné que « tous les délinquants sexuels emploient les mêmes mots et justifient leurs agissements de la même façon ». De son côté, Me Thibaut Kurzawa, avocat de la défense, a plaidé la relaxe en s'interrogeant sur le délai de sept ans avant les révélations, tandis que la jeune fille présente des scarifications et un état psychologique fragile. Il a conclu : « On ne condamne pas sur des hypothèses. »

Le ministère public ne requiert pas de peine

La vice-procureure Alice Rodrigues a rappelé que la conviction doit s'appuyer sur des éléments du dossier, et non sur une simple croyance. Estimant que les preuves étaient insuffisantes, elle n'a pas requis de peine, déclarant : « Dire « condamnez-le », ce serait assez malhonnête de ma part. » Le tribunal a suivi cet avis en prononçant la relaxe.

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