Ce vendredi 2 octobre 2026, Cédric Jubillar, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-conjointe Delphine Aussaguel, retourne sur les lieux du féminicide. La reconstitution de la nuit du 15 au 16 décembre 2020, durant laquelle Delphine Aussaguel a été tuée, se déroule au domicile familial, au 19, rue Yves-Montand à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, comme l'avaient annoncé nos confrères du Parisien mi-septembre.
Une journée dédiée à la compréhension des faits
La reconstitution doit débuter à 9 h 30 dans la maison du couple Jubillar, selon ICI Occitanie. La juge d'instruction demandera à Cédric Jubillar de rappeler le déroulement de la soirée du 15 au 16 décembre 2020. Cette mise en situation lui offre la possibilité de confirmer et d'étayer sa version des faits, celle d'une « énième dispute conjugale » qui aurait dégénéré, ou éventuellement de modifier ses propos.
La journée se poursuivra à Mailhoc, là où les premiers ossements de Delphine Aussaguel ont été découverts en juillet dernier. L'objectif est de mieux comprendre les agissements de Cédric Jubillar : a-t-il tué Delphine Aussaguel après une dispute ? Comment a-t-il pu creuser seul et dans le noir pour enterrer les ossements de son épouse ? Le reste de la dépouille de la victime est toujours introuvable.
Une première reconstitution en 2022
Une première reproduction des faits avait déjà eu lieu en décembre 2022. Il s'agissait alors d'une remise en situation, mais l'accusé n'avait reproduit aucun geste puisqu'il contestait les faits de meurtre à l'époque.
Un procès en appel attendu en 2027
Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle, Cédric Jubillar sera rejugé par la cour d'assises de Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027. Cette reconstitution constitue une étape clé avant ce procès en appel, permettant potentiellement d'affiner les éléments du dossier.