Max Alliès, le maire de Castanet-le-Haut, ne cache plus son exaspération face à la multiplication des fêtes interdites dans les hauts cantons. Depuis le vendredi 16 mai au soir, des centaines de fêtards ont investi la commune de Murat-sur-Vèbre, dans le Tarn, à quelques mètres seulement de la limite avec l’Hérault. Selon les autorités, environ 400 personnes étaient rassemblées autour de deux murs de son, un chiffre qui aurait pu être plus élevé si quatre enceintes avaient été installées comme initialement prévu.
Une mobilisation importante des forces de l'ordre
Dès vendredi soir, la compagnie de gendarmerie de Béziers a déployé une vingtaine de militaires pour contrôler les accès, tandis qu'un effectif similaire était mobilisé côté tarnais. Cette intervention intervient une semaine seulement après la condamnation de deux organisateurs de fêtes sauvages par le tribunal de Béziers. Une sanction qui, visiblement, ne décourage pas les récidivistes. « Ils se moquent de tout, même des sanctions judiciaires », déplore Max Alliès.
Un jeu du chat et de la souris avec les élus
Les maires de Castanet-le-Haut, Murat-sur-Vèbre, Cambon et Fraisse-sur-Agout ont rapidement réagi en fermant les accès avec leurs services techniques. Mais les participants ont réussi à trouver un passage non obstrué pour installer leur matériel. Une fois le dispositif en place, les élus ont dû constater leur impuissance. « La partie était perdue », reconnaît le maire.
Des participants venus de l'étranger
Max Alliès observe avec inquiétude l'afflux de véhicules immatriculés en Espagne ou en Italie. « La réglementation et les sanctions sont plus douces en France, alors ils viennent s'amuser ici », explique-t-il. Il dénonce une situation intenable : « Notre responsabilité est engagée s'il arrive un accident. Les jeunes des communes respectent les règles, mais ces fêtards, eux, ne respectent rien. Un jour, il y aura un grave incident. » Il appelle les parlementaires à se pencher sérieusement sur ce phénomène.
Les autorités restent mobilisées pour surveiller le site et prévenir tout débordement. Les organisateurs s'exposent à des amendes et à la saisie de leur matériel, mais cela ne semble pas suffire à dissuader les amateurs de rave parties sauvages.



