Propos polémiques : ces personnalités rattrapées par leur passé
Propos polémiques : ces personnalités rattrapées par leur passé

L'enquête de Mediapart publiée en 2025 a révélé des propos antisémites et complotistes que l'actuel président du Rassemblement national, Jordan Bardella, aurait tenus dans sa jeunesse. Ce dernier nie les faits, et il reviendra vraisemblablement à la justice de trancher. Mais avant lui, de nombreuses autres personnalités ont vu leur image d'aujourd'hui, souvent lisse, se ternir après l'exhumation de leurs anciennes déclarations. Florilège.

Des tweets antisémites et racistes exhumés

Mehdi Meklat, ancien chroniqueur du Bondy Blog, a été rattrapé en 2017 par des tweets antisémites, homophobes, injurieux et misogynes publiés entre 2011 et 2015 sous le pseudonyme de Marcelin Deschamps. Ces messages ont été découverts lors de son passage dans une émission littéraire où il présentait son second livre, coécrit avec Badroudine Saïd Abdallah. Il s'est ensuite excusé sur Facebook, selon Le Monde, et a assuré dans Télérama que Marcelin Deschamps était « un travail littéraire, artistique », un personnage de « fiction » qui l'a « dépassé ».

En 2017 également, l'actrice Oulaya Amamra, tout juste récompensée du César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans Divines de Houda Benyamina, a vu ressurgir des tweets racistes et homophobes écrits six ans plus tôt, alors qu'elle avait 14 ans. Elle a justifié ces écrits en affirmant que l'on « dit un peu tous des bêtises à 14 ans », tout en assurant avoir « évolué » depuis.

Des sportifs et des politiques dans la tourmente

Le 9 août 2024, quelques heures avant la finale olympique du 5 000 m au Stade de France, l'athlète français Hugo Hay a été épinglé par des internautes qui ont fouillé l'historique de son compte X. Ils y ont découvert plusieurs publications racistes ou antisémites datant de 2014 à 2019, selon L'Équipe. L'athlète n'a pas nié et a présenté ses excuses sur le réseau social : « Je suis profondément désolé », a-t-il écrit, ajoutant avoir « terriblement honte » de ces propos qu'il n'aurait jamais dû « écrire malgré [son] jeune âge ».

En politique, la candidate du Rassemblement national dans la 1re circonscription du Calvados, Ludivine Daoudi, a dû retirer sa candidature en juillet 2024 après la révélation par Ici Normandie d'une photo où elle pose avec une casquette de sous-officier nazi. Le délégué départemental du RN avait reconnu une photo « de mauvais goût », assurant qu'elle avait été prise « il y a bien longtemps » alors que la candidate n'était pas encore membre du parti.

Des personnalités médiatiques contraintes de s'expliquer

Le Premier influenceur français, Tibo InShape, a vu ressurgir en 2024 des publications Facebook datant de 2012, alors qu'il avait 20 ans. Parmi elles, une phrase écrit : « Un noir réélu, le mariage des homosexuels adopté. Ce ne sera pas une journée facile ». Interrogé sur Brut, il a reconnu une « blague raciste », de « l'humour noir » destiné à ses amis, qualifié de « nul » et « un peu limite ».

Enfin, Isabelle Balkany, épouse de l'ancien maire de Levallois-Perret Patrick Balkany, a été épinglée pour une phrase prononcée dans un reportage de Canal+ diffusé en 2002 : « Grain de riz, va donner mon téléphone à Patrick », adressée à un employé d'origine vietnamienne du service du courrier de la mairie. Rediffusée sur LCP en 2020 lors d'un débat sur le racisme anti-asiatique, la phrase a été qualifiée de « racisme décomplexé » par certains, tandis que l'intéressée s'en défend en parlant « d'humour », justifiant que l'employé est « petit et maigrichon ».