Une enseignante d'un lycée de l'Iowa, aux États-Unis, a été licenciée pour faute professionnelle après avoir proposé à ses élèves d'améliorer leur note en échange de dons à sa cagnotte en ligne. Le district scolaire a pris cette décision le 29 mai, et le juge administratif Duane Golden a ensuite rejeté sa demande d'indemnisation chômage, estimant la faute suffisamment grave.
Une pratique contraire à l'éthique
Stéphanie Muller, professeure dans ce lycée depuis 2022, a présenté à ses élèves, au printemps 2026, une cagnotte GoFundMe destinée à financer des projets personnels. En échange de leur participation, elle promettait l'attribution de points bonus pour améliorer leur note. Cette pratique a été signalée au district scolaire après plusieurs versements effectués par les élèves.
Le district a jugé que cette démarche violait les règles éthiques de l'établissement et a procédé au licenciement de l'enseignante. L'affaire a été rapportée par le site Iowa Capital Dispatch.
Des dons modestes mais une sanction sévère
Selon les informations disponibles, Stéphanie Muller aurait amassé au total 140 dollars (environ 125 euros) grâce à six dons allant de 5 à 50 dollars. Son objectif initial était pourtant de 1 800 dollars (soit environ 1 600 euros).
La sanction ne s'est pas limitée au licenciement. Le juge administratif Duane Golden a explicitement refusé sa demande d'indemnisation chômage. Dans sa décision, il a considéré que la faute professionnelle commise par l'enseignante était suffisamment grave pour justifier cette mesure supplémentaire.
Une affaire qui interroge sur les pratiques éducatives
Cette affaire, bien que locale, soulève des questions sur les limites éthiques dans les relations entre enseignants et élèves. Le fait qu'une professeure ait utilisé son pouvoir de notation pour solliciter des fonds personnels est considéré comme une violation grave des principes éducatifs.
Le district scolaire n'a pas communiqué davantage sur les suites disciplinaires éventuelles, mais le licenciement et le refus d'indemnisation marquent la fin de carrière de Stéphanie Muller dans cet établissement. Cette décision envoie un signal clair sur la tolérance zéro concernant ce type de comportement dans le système éducatif américain.