Ce vendredi 24 avril, dernier jour du procès de l'adolescent jugé pour l'assassinat de sa professeure d'espagnol, Agnès Lassalle, les avocats des parties civiles ont plaidé dès le matin, en avance sur le programme initial. Le verdict doit être rendu dans la soirée.
Le compagnon de la victime prend la parole
Peu avant 13 heures, lors d'une suspension d'audience, Stéphane Voirin, compagnon de l'enseignante, a déclaré « être en paix » après trois jours et demi de procès. Il a estimé que « les paroles sincères ne sont pas arrivées mais arriveront peut-être un jour », faisant référence aux excuses présentées par le lycéen la veille.
Un message de responsabilité
« Nous sommes tous parents », a-t-il souligné, en pensant aux parents de l'accusé. « C'est surtout la faute de quelqu'un qui a fait quelque chose de mal, et maintenant, il va devoir assumer une responsabilité. C'est le message qu'il faut faire passer à ceux qui, un jour, pourraient se sentir légitime de ramener un couteau pour faire le mal. »
Il a conclu : « Je me sens apaisé, je me sens parent aussi, c'est important de le dire. On cherche des solutions pour qu'un jour tout ça s'arrête, tout simplement. »
Déroulement de la journée
Cet après-midi, l'avocate générale, Caroline Parizel, doit prononcer ses réquisitions, suivie de la plaidoirie de la défense par Me Thierry Sagardoytho. La cour se retirera ensuite pour délibérer.
Depuis mardi, l'adolescent, qui a mortellement poignardé sa professeure le 22 février 2023 dans son lycée de Saint-Thomas-d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, est jugé pour assassinat devant la cour d'assises des mineurs à Pau.



