Un père toulousain veille sur sa fille brûlée dans l'incendie de Crans-Montana
Père toulousain veille sur fille brûlée en Suisse

Un père dévoué au chevet de sa fille gravement brûlée en Suisse

Il a littéralement mis sa « vie entre parenthèses » depuis le drame. Voilà maintenant trois mois qu'un homme originaire de Toulouse, en Haute-Garonne, s'est installé à Zurich, en Suisse, pour veiller sur sa fille de 26 ans. Cette jeune Française compte parmi les victimes de l'incendie terrible survenu dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana, dans les Alpes suisses. Elle travaillait alors dans une boutique attenante au bar Constellation, où le feu a pris, provoquant un bilan dramatique de 41 morts et 115 blessés.

Des brûlures étendues et une vingtaine d'opérations

Brûlée sur 60% de son corps – avec 40% de brûlures au troisième degré et 18,5% au deuxième degré –, la jeune femme a été hospitalisée en urgence dans un centre spécialisé pour grands brûlés à Zurich. Elle y a déjà subi une vingtaine d'opérations. Depuis le 2 janvier, son père, âgé de 52 ans, est présent à son chevet chaque jour, sans relâche.

« Ils ont mis deux mois et demi à me dire que son pronostic vital n'est plus engagé », se souvient le Toulousain, visiblement marqué par l'épreuve. « Elle m'impressionne par sa volonté. C'est une battante, avec un moral d'acier. » Une lueur d'espoir : ce vendredi, la jeune fille a pu remarcher, même si elle ne peut toujours pas se nourrir seule, témoignant de la longue convalescence qui l'attend.

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Une mobilisation exceptionnelle de solidarité

Le père a dû cesser son travail. Employé chez Tisséo, le réseau de transports en commun de Toulouse, il a bénéficié d'un geste remarquable de ses collègues : un don de 500 jours de congé pour lui permettre de rester auprès de sa fille. Par ailleurs, des cagnottes en ligne ont permis de récolter 25 000 euros pour soutenir la famille, tandis que le gouvernement suisse a mis un logement à sa disposition, facilitant ainsi son séjour sur place.

Un transfert en France imminent et un père épuisé mais déterminé

La jeune fille devrait être bientôt transférée dans un hôpital français, une perspective qui pourrait alléger le quotidien de la famille. En attendant, son calvaire médical se poursuit : elle est toujours anesthésiée tous les deux jours pour le changement de ses pansements, une procédure douloureuse et éprouvante.

Son père, qui se dit « épuisé » et aspire à « retrouver une vie normale », tient bon malgré tout. Épaulé par sa famille et galvanisé par la combativité de sa fille, il incarne la résilience face à l'adversité. Cette histoire tragique, au-delà des chiffres, rappelle le coût humain des catastrophes et la force des liens familiaux dans l'épreuve.

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