Le poste de police du quartier des Capucins à Bordeaux, en Gironde, a été la cible d'un incendie criminel jeudi 8 octobre, en marge d'un mouvement lycéen. Trois policiers se trouvaient à l'intérieur du bâtiment lorsque des individus cagoulés ont mis le feu à des poubelles contre l'entrée. Une enquête pour tentative d'homicide volontaire a été ouverte par le parquet de Bordeaux.
Un feu volontaire allumé contre l'entrée du commissariat
L'incident s'est produit vers 16 heures, lorsqu'un groupe d'une dizaine d'individus cagoulés a agressé un policier qui déplaçait un véhicule à l'extérieur du commissariat. Le fonctionnaire a réussi à prendre la fuite et à se réfugier à l'intérieur du poste. Deux autres collègues ont également été contraints d'y rester, selon Renaud Gaudel, procureur de la République à Bordeaux, cité par Actu Bordeaux.
Les assaillants ont ensuite amoncelé des poubelles contre l'entrée du commissariat avant d'y mettre le feu volontairement. « Ils ne pouvaient pas ignorer que plusieurs fonctionnaires se trouvaient encore à l'intérieur », a souligné le procureur. Le feu s'est propagé tandis que les policiers parvenaient à sortir du bâtiment par l'arrière.
Une enquête ouverte pour tentative d'homicide volontaire aggravé
Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour destruction d'un bien par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la qualité de personne dépositaire de l'autorité publique de son propriétaire ou utilisateur, participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens lors d'une manifestation sur la voie publique, et tentative d'homicide volontaire aggravé sur fonctionnaires de la police dans l'exercice de leur fonction.
Les individus encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Cette affaire rappelle d'autres incidents similaires en France, comme l'incendie du poste de police de Pissevin à Nîmes, pour lequel la cour d'appel a confirmé une peine de 8 ans de prison pour le majeur impliqué, ou encore l'incendie criminel de véhicules de police à Cavaillon, où deux jeunes hommes de 19 et 24 ans ont été écroués.