La police britannique a annoncé lundi qu'elle examinait activement des informations préoccupantes selon lesquelles l'ex-prince Andrew aurait potentiellement transmis des documents confidentiels au pédocriminel Jeffrey Epstein. Ces transmissions auraient eu lieu en 2010, alors qu'Andrew occupait le poste d'envoyé spécial au Commerce pour le Royaume-Uni, une fonction officielle qui lui donnait accès à des informations sensibles.
Une enquête policière officiellement ouverte
Dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse, la police régionale de Windsor a confirmé avoir été saisie de ces informations troublantes. Ces dernières proviennent de courriels diffusés par le ministère américain de la Justice dans le cadre des documents relatifs à l'affaire Epstein, qui continuent d'être rendus publics progressivement.
« Nous examinons les informations conformément à nos procédures habituelles », a précisé la police dans sa déclaration officielle, soulignant le caractère sérieux de cette investigation. Cette annonce marque une nouvelle étape dans le scandale qui entoure l'ex-prince Andrew, déjà déchu de ses titres royaux par son frère, le roi Charles III.
Embarras croissant pour la famille royale
Alors que le prince William s'apprêtait à partir pour Ryad, ses services ont publié un communiqué inhabituel, exprimant pour la première fois depuis la diffusion d'un nouveau lot de documents fin janvier leur profonde préoccupation. « Le prince William et son épouse Kate sont profondément préoccupés par les révélations qui se succèdent », peut-on lire dans ce texte bref mais significatif.
Bien que le communiqué de Kensington Palace ne mentionne pas directement Andrew, le timing de cette déclaration est particulièrement révélateur. En octobre dernier, le roi Charles III avait déjà pris la mesure historique de déchoir son frère cadet de tous ses titres royaux et de l'obliger à quitter sa résidence du domaine royal de Windsor.
Des documents qui alimentent les soupçons
Les documents impliquant Andrew, qui émergent au compte-goutte depuis des mois, n'ont fait qu'alimenter les soupçons sur son implication dans le vaste réseau de trafic sexuel dont bénéficiait Jeffrey Epstein. Chaque nouvelle révélation renforce les interrogations sur la nature exacte des relations entre l'ex-prince et le criminel condamné.
Lundi encore, lors d'un déplacement dans le Lancashire, le roi Charles III a été brièvement pris à partie sur ce scandale, montrant que l'affaire continue de peser lourdement sur la monarchie britannique. L'enquête de la police de Windsor pourrait apporter de nouveaux éléments déterminants dans cette affaire qui secoue les institutions britanniques depuis des années.