La plainte pour viol déposée contre Anthony Granger, premier adjoint au maire d'Annecy, a été classée sans suite par le parquet d'Annecy, a-t-on appris ce mercredi. Cette décision met fin à plusieurs mois de procédure judiciaire visant l'élu, qui avait toujours nié les faits.
Une procédure close après enquête préliminaire
Le parquet d'Annecy a annoncé le classement sans suite de la plainte, estimant que les investigations menées n'avaient pas permis de caractériser les faits de viol dénoncés. L'enquête préliminaire, ouverte après le dépôt de la plainte, a été clôturée faute de preuves suffisantes, selon une source judiciaire.
Anthony Granger, également conseiller départemental, avait été visé par une plainte déposée en 2025 par une femme dont l'identité n'a pas été divulguée. L'élu avait immédiatement contesté les accusations, évoquant des relations consenties.
Une décision saluée par l'élu
Dans un communiqué, Anthony Granger a exprimé son soulagement, affirmant que cette décision « confirme ce que j'ai toujours dit : les faits qui m'étaient reprochés n'ont pas eu lieu ». Il a également dénoncé une « instrumentalisation » de la justice à des fins politiques, sans toutefois préciser lesquelles.
La plaignante, par l'intermédiaire de son avocate, n'a pas encore réagi publiquement. Elle conserve toutefois la possibilité de déposer une plainte avec constitution de partie civile, ce qui pourrait relancer la procédure.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un climat politique local déjà marqué par des tensions. Anthony Granger, figure montante de la majorité municipale, est également pressenti pour succéder au maire actuel lors des prochaines échéances électorales. Le classement sans suite pourrait néanmoins apaiser les débats au sein du conseil municipal.
La ville d'Annecy, qui a connu plusieurs crises politiques ces dernières années, voit ainsi se refermer un dossier sensible. Reste à savoir si la plaignante décidera de poursuivre la procédure, ce qui pourrait maintenir la pression sur l'élu.



