Pierre Ménès définitivement condamné pour agression sexuelle
Pierre Ménès condamné définitivement pour agression sexuelle

La condamnation de Pierre Ménès à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour agression sexuelle, prononcée par le tribunal correctionnel de Paris en avril 2023, est devenue définitive. Son appel a été jugé irrecevable, a-t-on appris mardi de source judiciaire. L'ancien chroniqueur de Canal+, aujourd'hui âgé de 63 ans, n'a déposé aucun pourvoi en cassation, son droit de recours étant définitivement éteint depuis le 1er septembre.

Une ordonnance de la cour d'appel de Paris

La cour d'appel de Paris a pris une ordonnance le 19 août pour constater que l'appel du journaliste était tardif, donc irrecevable. Pierre Ménès n'ayant déposé aucun pourvoi en cassation, sa condamnation est considérée comme définitive depuis le 1er septembre, son droit de recours étant définitivement éteint, a précisé cette même source.

Des faits remontant à 2018 sur les Champs-Élysées

Le 19 avril 2023, le tribunal correctionnel avait déclaré l'ex-chroniqueur de Canal+ coupable d'« une partie des faits reprochés » sur une vendeuse d'une boutique des Champs-Élysées à Paris, cinq ans plus tôt. La plaignante avait soutenu que Pierre Ménès lui avait « pris les mains » en « entrelaçant ses doigts », qu'il avait « collé sa poitrine à la (sienne) », puis désigné ses seins en disant : « c'est énorme ». Elle avait en outre indiqué qu'il était passé derrière elle « en se frottant », « le sexe contre (ses) fesses ».

Le tribunal avait retenu un « contact initial » corroboré par les vidéos

Lors du procès, l'ancien chroniqueur avait contesté toute agression, dénonçant un « dossier vide » et évoquant un « coup monté ». Les magistrats avaient considéré que « le contact initial » décrit par l'une des deux vendeuses du magasin était « corroboré par les vidéos » mais, « pour le reste, le tribunal a estimé qu'il y avait un doute conséquent et qu'il ne pouvait entrer en voie de culpabilité », avait déclaré le président lors de la lecture de son jugement.

Ce dernier avait encore « fait remarquer » qu'il était « allé au minima de la peine », sans inscrire le journaliste au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles. Pierre Ménès avait été condamné à une peine complémentaire obligatoire d'inéligibilité d'un an. Cette décision est désormais définitive, clôturant ainsi une procédure judiciaire entamée il y a plusieurs années.