Le duc d'York, Andrew Mountbatten-Windsor, a obtenu une victoire partielle dans le cadre des procédures liées à son amitié avec Jeffrey Epstein. Un juge de la Haute Cour britannique a statué, le 8 octobre, que les mandats de perquisition exécutés à sa résidence sur le domaine de Sandringham et à son ancienne demeure de Windsor, Royal Lodge, étaient illégaux. Ces perquisitions avaient eu lieu juste avant son arrestation, le 19 février, jour de son 66e anniversaire, dans le cadre d'une enquête pour faute dans l'exercice de ses fonctions publiques.
Une arrestation dans le cadre de l'affaire Epstein
Andrew Mountbatten-Windsor, entièrement déchu de ses titres royaux l'an dernier, est soupçonné d'avoir partagé des informations sensibles avec le financier américain Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. Il aurait agi ainsi alors qu'il était envoyé spécial du Royaume-Uni au Commerce, entre 2001 et 2011. L'arrestation est survenue après la publication, en janvier, par le ministère américain de la Justice, des dossiers de l'affaire Epstein. L'ex-prince a nié toute faute.
Accord sur l'illégalité, mais enquête maintenue
La Thames Valley Police et Andrew Mountbatten-Windsor se sont accordés sur le caractère illégal des mandats. Cependant, la BBC précise que l'enquête reste valide. Les éléments récupérés lors des perquisitions restent en possession de la police, dans l'attente d'une audience en 2027. Cette audience déterminera si ces éléments peuvent être utilisés comme preuves dans le cadre de l'affaire en cours.
La police confirme l'annulation des mandats
Un porte-parole de la Thames Valley Police a confirmé, dans un communiqué, qu'un accord avait « conduit à l'annulation des mandats » après la « décision rendue par le tribunal concernant leur fondement juridique ». Il a toutefois précisé que cette décision ne constituait pas « un jugement sur notre enquête en cours ».
Par ailleurs, Andrew Mountbatten-Windsor avait été accusé par le passé d'agression sexuelle par Virginia Giuffre, une victime de Jeffrey Epstein. Un accord avait été conclu en dehors des tribunaux en 2022, évalué à plusieurs millions de dollars. Virginia Giuffre s'est donné la mort l'an dernier, quelques mois avant la publication de ses mémoires, où elle mentionne également le père des princesses Beatrice et Eugenie.