Le retour du beau temps annonce celui des rave parties, et le Pas-de-Calais ne fait pas exception. Après une fête non déclarée à Havrincourt durant le week-end de Pâques, qui a rassemblé des centaines de participants, le préfet François-Xavier Lauch a pris un arrêté préventif interdisant les « rassemblements musicaux à caractère festif non déclarés » pour tout l'été.
Un cadre légal renforcé
Ces rassemblements sont illégaux s'ils ne respectent pas l'article L211-5 du Code de la sécurité intérieure. L'arrêté préfectoral permet la saisie immédiate du matériel sonore pour six mois et la verbalisation des participants. Selon le préfet, l'objectif est de « prévenir la réitération de tels événements et garantir la sécurité des personnes et le maintien de l'ordre public ». Il évoque aussi des infractions liées aux stupéfiants et des agressions sexuelles, comme lors de la rave d'Havrincourt.
Vers une pénalisation accrue
Jusqu'au 31 août, cet arrêté renforce la réglementation existante. Mais une proposition de loi, votée le 18 mars par les députés, pourrait rendre ces mesures caduques. Le texte, intitulé « proposition de loi visant à renforcer la pénalisation de l'organisation de rave-parties », instaure la délictualisation de l'organisation de tels rassemblements, avec une peine de six mois de prison et 5 000 euros d'amende. Les participants risquent une amende de 5e classe : 1 500 euros, ou 3 000 euros en cas de récidive.



