Une découverte macabre sur un chantier marseillais
Une enquête judiciaire a été ouverte après la découverte troublante d'ossements humains sur un chantier de construction dans le sud de la France. Les faits se sont déroulés à Marseille, plus précisément dans le quartier du Plan d'Aou, où des restes humains ont été mis au jour le 19 janvier 2026.
L'alerte donnée par des ouvriers et des acheteurs
La macabre surprise a été signalée par des ouvriers travaillant sur le chantier ainsi que par des acheteurs potentiels d'appartements qui effectuaient une visite des lieux. Ces derniers ont immédiatement remarqué la présence inquiétante d'ossements humains parmi les terres du chantier.
Une fois informés de cette découverte, les services funéraires de la ville de Marseille ont rapidement alerté les autorités policières et judiciaires. Les investigations menées par les forces de l'ordre ont permis d'établir que ces ossements provenaient d'anciennes tombes situées dans le cimetière Saint-Pierre.
Une entreprise mise en cause pour non-respect des procédures
L'enquête a révélé que l'entreprise chargée du transport des terres sur le chantier du Plan d'Aou avait précédemment été mandatée par la Ville de Marseille pour excaver des tombes abandonnées dans l'ancienne nécropole. Cependant, cette entreprise aurait réemployé la terre provenant du cimetière directement sur le chantier de construction, sans respecter les réglementations en vigueur.
Conformément à la législation, cette terre doit impérativement être transférée vers la nécropole des Vaudrans pour y être soigneusement triée et débarrassée de tout reste humain potentiel avant toute réutilisation. Le non-respect de cette procédure a conduit à la présence d'ossements sur le chantier résidentiel.
Un processus de récupération complexe des restes humains
Suite à cette découverte, un ballet de camions a été organisé pendant plusieurs jours pour rapporter des dizaines de mètres cubes de terre vers l'établissement funéraire des Vaudrans. "Il y avait un fossoyeur municipal en permanence sur site pour procéder à un premier tri afin de verser des restes humains éventuels trouvés dans ce qu'on appelle une boîte à ossements", a expliqué Djilali Mekkaoui, le directeur des services funéraires de Marseille.
Un second tri minutieux des terres a ensuite été réalisé au cimetière des Vaudrans afin de récolter les ossements restants. "Au final, il y en a eu très peu", a précisé le responsable, minimisant ainsi l'ampleur quantitative de la découverte tout en confirmant sa gravité qualitative.
Plainte déposée et enquête en cours
La Ville de Marseille, compétente en matière de gestion des sites funéraires, a porté plainte contre son prestataire pour non-respect des procédures réglementaires. Le parquet de Marseille a confirmé l'ouverture d'une enquête policière visant à déterminer avec précision les responsabilités de l'entreprise chargée du transport de ces terres.
Cette affaire soulève des questions importantes concernant le respect des protocoles funéraires et la gestion des anciens sites d'inhumation dans le contexte des projets d'aménagement urbain. Les investigations se poursuivent pour établir les circonstances exactes de cette négligence et déterminer les éventuelles sanctions à l'encontre de l'entreprise mise en cause.



