Le tribunal a prononcé ce vendredi 2 octobre 2026 une relaxe totale à l'endroit des deux supporters de l'OGC Nice poursuivis pour association de malfaiteurs et violence en réunion. La décision a été rendue par le tribunal présidé par Christian Legay, qui a estimé qu'il n'y avait pas eu d'acte préparatoire concernant l'association de malfaiteurs et pas plus de violence. Le tribunal s'est notamment appuyé sur le rapport d'un commandant de police présent ce soir-là.
Les faits reprochés aux deux ultras niçois
Les deux supporters, âgés de 32 et 45 ans, avaient été jugés fin juillet pour des violences contre les joueurs de leur équipe en novembre 2025 au retour d'une défaite face à Lorient (3-1). Ce soir-là, plus de 200 supporters étaient venus exprimer leur mécontentement et avaient bloqué le bus des joueurs devant l'entrée du centre d'entraînement du club.
Les deux hommes, décrits comme des ultras niçois récidivistes, étaient poursuivis pour association de malfaiteurs et violence en réunion. La relaxe totale prononcée par le tribunal met un terme à ces poursuites.
Le parquet avait requis des peines de prison
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait requis deux ans de prison dont un ferme contre Mohamed C., la partie ferme pouvant être exécutée sous bracelet électronique après une incarcération le temps de mettre en place le dispositif. Contre Anthony D., il avait requis deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt, ainsi que la révocation d'un an de sursis probatoire de l'une de ses précédentes condamnations pour des violences en lien avec le football.
La décision du tribunal, qui a suivi l'argumentation de la défense, a été accueillie avec une joie mêlée de larmes à la sortie de l'audience. Les avocats de la défense, Mes Mathurin Laure et Rudy Cohen, ont assisté à cette relaxe totale.
Une décision fondée sur le rapport de police
Le tribunal a fondé sa décision sur le rapport d'un commandant de police présent sur les lieux ce soir-là. Ce rapport a permis d'établir qu'il n'y avait pas eu d'acte préparatoire concernant l'association de malfaiteurs et pas plus de violence. Cette relaxe totale met un terme à l'ensemble des charges retenues contre les deux supporters.