Nunez : pas de répression de la jeunesse, mais protection
Nunez : pas de répression, mais protection des jeunes

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fermement répondu ce dimanche aux critiques du syndicat de la magistrature (SM), qui avait appelé à cesser de « réprimer la jeunesse pour la faire taire ». Sur son compte X, il a assuré que les forces de l'ordre « ne répriment pas la jeunesse » mais « protègent » les élèves et étudiants désireux de « porter pacifiquement leurs revendications ».

Des accusations jugées « graves et sans fondement »

Laurent Nuñez a déploré des « accusations graves et sans fondement d'interventions soi-disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre "les jeunes racisés issus des quartiers populaires" ». Il a également regretté une « communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel » de la part du syndicat.

Le ministre a précisé que policiers et gendarmes « interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie et le cas échéant de la Justice ».

Un bilan chiffré des interpellations

Depuis lundi, les autorités ont dénombré plus de 5.000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs, en marge du mouvement de blocage lycéen. Pour la seule journée de vendredi, marquée par des tensions avec les forces de l'ordre, il y a eu plus de 1.700 interpellations lors de cette mobilisation pour réclamer davantage de moyens, plus d'enseignants et dénoncer l'interdiction des téléphones portables dans les établissements.

L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », a été saisie de cinq enquêtes.