Le collectif néofasciste C9M, interdit de manifester par la préfecture de police, a déposé sa gerbe en catimini ce samedi à Paris. Une action discrète qui n'a pas échappé aux autorités.
Une manifestation interdite
Le C9M, connu pour ses positions d'extrême droite radicale, avait prévu une marche en hommage à un de ses militants décédé. Mais la préfecture de police de Paris a interdit cette manifestation, invoquant des risques de troubles à l'ordre public. Le groupe a alors décidé de déposer une gerbe en secret, sans défilé ni rassemblement public.
Une action discrète mais surveillée
Malgré la discrétion de l'opération, les forces de l'ordre étaient présentes. Selon une source policière, une dizaine de membres du C9M se sont rendus sur place, ont déposé la gerbe et sont repartis sans incident. Aucune interpellation n'a été effectuée. Cette action rapide a permis d'éviter tout affrontement avec des contre-manifestants.
Réactions politiques
Cette initiative a suscité des réactions contrastées. À gauche, on dénonce une provocation et un contournement de l'interdiction. Des élus appellent à la dissolution du groupe. À droite, certains estiment que l'interdiction était excessive et que le C9M a agi dans le respect de la loi. Le ministre de l'Intérieur a rappelé que toute manifestation non autorisée serait sanctionnée, mais que dans ce cas précis, il n'y a pas eu d'infraction flagrante.
Le C9M, un groupe sous surveillance
Le C9M est régulièrement surveillé par les services antiterroristes. Ses membres sont connus pour leurs liens avec des mouvances néonazies et leur rhétorique violente. Le groupe avait déjà été interdit de manifestation à plusieurs reprises. Cette nouvelle action relance le débat sur la gestion des groupes extrémistes en France.
Pour les associations de lutte contre l'extrême droite, cette gerbe déposée en catimini est un symbole fort. Elle montre que malgré les interdictions, ces groupes continuent d'exister et de chercher à occuper l'espace public. Un appel à la vigilance est lancé.



