Un jeune homme de 21 ans a été placé en détention provisoire par le tribunal correctionnel de Nîmes, lundi 12 octobre, après une course-poursuite survenue dans la nuit de vendredi à samedi. Lors de son interpellation, il a blessé trois policiers. Il sera jugé le 6 novembre.
Une course-poursuite émaillée d'infractions
Ce lundi 12 octobre, devant le tribunal correctionnel de Nîmes, la présidente a énuméré les infractions reprochées au jeune homme : refus d'obtempérer, circulation à contresens, vitesse excessive et collision avec une voiture. Après avoir refusé d'obtempérer, le conducteur a tenté de prendre la fuite à pied avant d'être rattrapé dans le secteur de la route de Saint-Gilles.
Lors de l'interpellation, les policiers ont découvert des produits stupéfiants et un couteau dans le véhicule. Trois fonctionnaires ont été blessés au cours de cette course-poursuite. Ils se sont vu prescrire respectivement deux, trois et quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT). Le prévenu a lui aussi été blessé lors de cette fuite. À ces faits s'ajoute une conduite sans permis.
Des explications peu convaincantes pour le parquet
« Je ne savais pas que ça irait si loin. Je m'en suis rendu compte quand je me suis réveillé à l'hôpital avec un trou dans la tête », a expliqué le jeune homme, qui a également présenté ses excuses aux victimes. « Ces derniers temps étaient difficiles pour moi, je dormais dehors », a-t-il ajouté.
Des explications qui n'ont pas convaincu le procureur Stéphane Bertrand, qui estime que l'accumulation des infractions « fait beaucoup ». « D'autant qu'il a commis ces faits alors qu'il était sous sursis probatoire », a-t-il indiqué. En effet, le prévenu a été condamné en novembre 2024 à 18 mois de sursis probatoire pendant deux ans pour des infractions liées aux stupéfiants.
Le tribunal suit les réquisitions du parquet
L'examen du dossier ne va toutefois pas plus loin ce lundi. Le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense. Compte tenu de la gravité des faits reprochés et de ses antécédents judiciaires, le procureur a requis son maintien en détention provisoire.
Son avocate, Me Isabelle Viremouneix, a plaidé au contraire pour un placement sous contrôle judiciaire. Elle a insisté sur le respect du sursis probatoire par son client et a décrit « un très jeune adulte qui a paniqué en voyant la police car il n'avait pas de permis ». Elle a également mis en avant le soutien de sa famille, « qui œuvre pour le remettre sur le droit chemin ».
Après délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et a ordonné le maintien en détention provisoire du jeune homme. Celui-ci retourne en cellule dans l'attente de son procès, renvoyé au 6 novembre prochain.