Nîmes face à une escalade de violence liée au narcotrafic
Le syndicat Un1Té police tire la sonnette d'alarme après de nouveaux épisodes de tirs survenus dans le quartier du Chemin-Bas à Nîmes. Pour Wissem Guesmi, secrétaire départemental adjoint du syndicat, "une ligne rouge est franchie" dans cette escalade de violence qu'il attribue directement au narcotrafic.
Une série d'incidents préoccupants
La nuit de jeudi à vendredi a été marquée par de nouveaux tirs dans le secteur du Chemin-Bas, s'ajoutant à plusieurs incidents similaires survenus récemment :
- Des tirs dans ce même secteur le 10 février
- Des violences dans la nuit du 5 au 6 février dans le quartier du Clos d'Orville
- Des policiers de la BAC ayant essuyé des tirs lors d'une mission récente
"On ne peut plus parler de faits isolés", insiste Wissem Guesmi, soulignant le caractère répétitif et inquiétant de ces événements.
Un défi lancé à l'autorité de l'État
Le représentant syndical estime que la situation dépasse désormais le simple cadre des problèmes d'ordre public : "Quand on en arrive à tirer en direction de policiers, quand des armes à feu circulent et sont utilisées au cœur d'un quartier habité, ce n'est plus seulement un problème d'ordre public, c'est un défi lancé à l'autorité de l'État."
Il rend hommage au professionnalisme des forces de l'ordre qui "interviennent et sécurisent malgré un niveau de violence qui ne cesse de monter", tout en soulignant qu'elles ne peuvent pas être les seules à contenir cette situation.
La peur au quotidien pour habitants et policiers
Le climat de tension pèse lourdement sur la vie quotidienne dans ces quartiers nîmois : "Les habitants vivent avec la peur. Les policiers travaillent sous la menace", déplore le syndicaliste.
Face à cette dégradation, Un1Té police réclame "une réponse forte, visible et durable" pour éviter que ces actes violents ne deviennent la norme. Le syndicat apporte son soutien total aux effectifs engagés sur le terrain et demande des mesures fermes pour stopper cette dérive dangereuse.
Un appel à l'action urgente
La répétition des incidents et leur gravité croissante conduisent le syndicat à formuler des demandes précises :
- Un renforcement significatif des effectifs policiers
- Des moyens adaptés pour faire face à cette violence organisée
- Une réponse judiciaire à la hauteur des enjeux
- Une présence visible et durable des forces de l'ordre
Pour Wissem Guesmi, le message est clair : "Nous sommes face à une escalade assumée de la violence liée au narcotrafic", et cette situation exige une réaction à la mesure du danger qu'elle représente pour la sécurité publique et l'autorité de l'État.



