Nice rend hommage aux victimes du 7-Octobre, trois ans après
Nice : hommage aux victimes du 7-Octobre, trois ans après

Trois ans après l'attaque la plus meurtrière contre des civils jamais subie par Israël, la ville de Nice a rendu hommage aux victimes du 7 octobre 2023. La cérémonie commémorative s'est déroulée mercredi 7 octobre 2026 sur la colline du Château, devant le mémorial créé par l'artiste niçois Joann Sfar, en présence des autorités et de la communauté juive azuréenne.

Une cérémonie sous le signe du devoir de mémoire

Sous un ciel gris et lourd, Jérôme Culioli, le président du Crif Sud-Est Corse, a pris la parole pour évoquer ce jour tragique où des centaines de terroristes du Hamas ont franchi la barrière de séparation pour attaquer des positions militaires, des kibboutzim et un festival de musique. L'attaque a fait près de 1 250 morts, plus de 3 000 blessés et 251 otages.

« Cela fait déjà trois ans et nous avons l'impression que c'était encore hier », a déclaré Jérôme Culioli. « Les atrocités commises par ces barbares terroristes l'ont été aux cris et à la célébration de la mort des juifs qu'ils étaient en train de massacrer », a-t-il ajouté, posté devant l'œuvre inaugurée en 2024, intitulée « Cela veut dire : nous vivrons ».

Une montée de l'antisémitisme dénoncée

Le président du Crif a également regretté l'explosion de l'antisémitisme en France après le 7-Octobre. « Immédiatement après le 7-Octobre, l'antisémitisme va exploser en France. Pour ne parler que de la France, car il va exploser partout dans le monde », a-t-il déploré.

Le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, a abondé dans ce sens : « Dans les jours qui ont suivi, les Français juifs ont vu revenir, avec une violence que beaucoup croyaient d'un autre temps, la haine qui vise les juifs parce qu'ils sont juifs. Des menaces, des insultes, des agressions, des domiciles marqués, des enfants harcelés à l'école ». Il a rejeté avec force « cette haine qui progresse par des mécanismes que nous devons apprendre à reconnaître, pour mieux les refuser ».

Des motifs d'espoir malgré tout

Éric Ciotti, le maire (UDR) de Nice, a souligné des signes positifs : « En ce jour de peine, je veux noter que c'est le premier 7 octobre que nous commémorons sans qu'un otage soit encore captif du Hamas ». Il a également relevé que « c'est aussi la première fois depuis 25 ans qu'une année entière passe sans qu'une roquette tirée depuis Gaza ne touche le sol israélien ».

« Il est des motifs d'espoir. Il faut garder au cœur cette joie et cette bravoure du peuple juif », a lancé le maire de Nice. Le préfet Jean-Marie Girier a conclu en affirmant : « Vous n'êtes pas à côté de la République. Vous n'êtes pas une communauté tolérée par la République. La République, c'est vous. Votre histoire appartient à l'histoire de France. […] Vos familles appartiennent à la communauté nationale. Lorsque l'un de nos concitoyens est menacé parce qu'il est juif, ce n'est pas seulement un citoyen qui est attaqué, c'est la République tout entière qui est attaquée ».