Deux marins sont portés disparus après le naufrage d'un chalutier français survenu samedi 30 août au large des côtes de la Manche. Les opérations de recherche, mobilisant d'importants moyens, se poursuivent dimanche pour tenter de les retrouver.
Un chalutier de 18 mètres chavire au large de Barfleur
Le navire, un chalutier de 18 mètres immatriculé au port de Cherbourg, a chaviré en fin de matinée à environ 10 milles nautiques au nord de Barfleur, dans le Cotentin. Selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, l'alerte a été donnée vers 11 heures par un autre navire de pêche qui a observé l'embarcation en difficulté.
À bord se trouvaient deux marins, tous deux de nationalité française. Le patron du navire, âgé de 45 ans, et un matelot de 32 ans n'ont pas pu être récupérés par les secours. Le chalutier, qui pratiquait la pêche au bulot, a coulé rapidement après avoir été heurté par une lame, selon les premiers éléments de l'enquête.
Moyens importants déployés pour les recherches
Dès le déclenchement de l'alerte, la préfecture maritime a engagé d'importants moyens de sauvetage. L'hélicoptère Caïman de la Marine nationale, basé à Maupertus, a survolé la zone pendant plusieurs heures, tandis que la vedette SNSM de Barfleur et le patrouilleur des affaires maritimes Le Cormoran ont ratissé la zone du naufrage.
Un avion de surveillance maritime Falcon 50 a également été dépêché pour élargir le périmètre de recherche. Malgré ces efforts, les deux marins n'ont pas été localisés en fin de journée. Les recherches ont été suspendues à la tombée de la nuit, puis reprises dimanche matin avec des moyens adaptés.
Selon la préfecture maritime, « les conditions météorologiques étaient difficiles, avec un vent de force 6 à 7 et une mer agitée, ce qui complique les opérations ». Le parquet de Cherbourg a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes du naufrage, confiée aux gendarmes maritimes.
Une communauté de pêcheurs sous le choc
La nouvelle a provoqué une vive émotion dans le port de Cherbourg, où le chalutier était basé. Les collègues des deux disparus se sont rassemblés dimanche matin sur le quai, certains en larmes, pour témoigner leur soutien aux familles. « C'est un drame qui touche toute la profession, on est tous solidaires », a déclaré un pêcheur du port, qui a requis l'anonymat.
Les familles des deux marins ont été prévenues et une cellule psychologique a été mise en place par le comité local des pêches. La mairie de Cherbourg-en-Cotentin a également proposé son aide. Le drame relance les questions sur la sécurité des navires de pêche de petite taille, souvent confrontés à des conditions de mer difficiles dans la Manche.
Les opérations de recherche se poursuivent dimanche après-midi, mais les chances de retrouver les marins vivants s'amenuisent. La préfecture maritime a indiqué que les moyens seraient maintenus tant que les conditions le permettraient, et que la décision de les arrêter serait prise en concertation avec les familles.



