L'université de Nantes, occupée pendant plusieurs jours en soutien aux blocus des lycéens, a été évacuée samedi par les forces de l'ordre. Depuis, de nombreuses photos de dégradations, notamment du bâtiment Censive, circulent sur les réseaux sociaux. La police nationale et le syndicat Solidaires Étudiant·e·s Nantes livrent des versions radicalement opposées de la situation.
Des dispositifs « pour blesser » les forces de l'ordre
Lundi soir, la police nationale a publié sur son compte X des clichés de l'université nantaise. Elle affirme que les lieux ont été « squattés » et « saccagés » pendant plusieurs jours. « Les CRS ont constaté plusieurs dispositifs pour les blesser ou entraver leur intervention », indique-t-elle. Les forces de l'ordre évoquent notamment des « pavés sur les toits prêts à être lancés en guise de munitions », des « projectiles à base d'excréments » et du « produit détergent répandu dans les escaliers ». Elles précisent que la majorité des occupants n'étaient plus sur place à leur arrivée.
Un message accompagné d'une photo publiée le 12 octobre 2026 montre des pavés disposés sur un toit, visant à être utilisés comme projectiles. Cette publication intervient après l'évacuation du site, qui a mis fin à plusieurs jours d'occupation.
Le syndicat étudiant dénonce une « répression aveugle »
Quelques heures avant la publication de ce message, le syndicat Solidaires Étudiant·e·s Nantes a pris la parole dans un communiqué. Il affirme que « la condamnation des violences à sens unique en ne dénonçant jamais la répression policière aveugle contre les lycéen·nes et étudiant·es pour casser le mouvement social en cours est inadmissible ».
Le syndicat étudiant souhaite une réouverture « le plus tôt possible », même progressive, du bâtiment Censive. « Les tags ne sont pas une barrière au retour des cours, ils sont la preuve d'une expression politique et ne sont que peu de chose face aux violences sociales et policières que nous subissons », écrivent les étudiants concernés.
Une réouverture partielle prévue mercredi
Le reste du campus du Tertre devrait rouvrir mercredi, selon Ouest-France. Cette réouverture partielle intervient alors que l'université a été le théâtre de tensions entre les occupants et les forces de l'ordre.
Les dégradations constatées par les CRS lors de leur intervention ont alimenté les débats sur les réseaux sociaux, où les photos circulent largement. La police nationale a mis en avant ces éléments pour justifier l'évacuation, tandis que le syndicat étudiant conteste la lecture des événements faite par les autorités.